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Festival d’Angoulême : le Grand Prix 2020 pour le père d’Ariol

Festival d’Angoulême : le Grand Prix 2020 pour le père d’Ariol

30 janvier 2020 | PAR Hortense Milléquant

Alors que s’ouvre aujourd’hui, 30 janvier, le 47e festival d’Angoulême, le nom du lauréat du Grand Prix 2020 a été dévoilé la veille.

 

Succédant à l’auteur de Ranma ½

Déjà, candidat en l’an passé, cette fois-ci, Emmanuel Guibert a remporté le fameux trophée en forme de chat, mascotte du festival international de la bande dessinée d’Angoulême.
Il succède ainsi à Rumiko Takahashi, deuxième femme à obtenir le Grand Prix d’Angoulême. Surnommée la Princesse du manga, cette Japonaise est notamment l’auteur de Maison Ikkoku (Juliette je t’aime) et Ranma ½.

 

Emmanuel Guibert, auteur polyvalent

Né en 1964 à Paris, Emmanuel Guibert est un véritable touche-à-tout. À dix-neuf ans, il passe des auditions dans les maisons de disques comme chez Barclay ; il pense alors vouloir être chanteur. Et puis finalement, l’infrastructure du monde de la musique lui faisant un peu peur, il prend ses crayons du papier et vire de bord pour la BD.
Polyvalent, si Emmanuel Guibert est auteur pour la jeunesse avec des séries comme Sardine de l’espace ou bien Ariol, le petit âne sensible et turbulent à qui il arrive plein d’aventures, il dessine également pour les adultes : La Guerre d’Alan ou encore Le Photographe.

 

Une belle collection

Le prix reçu ce mercredi vient s’ajouter à sa collection déjà bien pourvue. Il reçoit en effet en 1998, le Prix René-Goscinny au festival d’Angoulême pour La Fille du professeur co-écrit avec Joann Sfar. Puis en 2007, il est, entre autres, récompensé par le festival charentais qui lui décerne le Prix Essentiel pour Le Photographe, créé en collaboration avec Frédéric Lemercier et Didier Lefèvre. Il est ensuite décoré Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2013 et il reçoit le Prix René Goscinny pour l’ensemble de son œuvre en 2017.

 

2020 : couronnement à Angoulême

En compétition avec les deux autres finalistes, Catherine Meurisse et l’Américain Chris Ware, il a été élu au terme d’un vote qui a réuni 1852 de ses pairs. Le Grand Prix du Festival Angoulême vient récompenser l’ensemble de son œuvre qui foisonne d’ouvrages divers : de la biographie d’Alan, soldat américain durant la Seconde Guerre mondiale, aux tracas d’enfant du petit ânon, Ariol.

Recevant son prix, volontiers rieur, Emmanuel Guibert déclare que « Le grand prix d’Angoulême, c’est trop coucoule ! », faisant allusion à la phrase fétiche de son héros, Ariol. Il confie également à 20 Minutes que « C’est difficile de dire quelque chose de futé à propos de distinctions pour lesquelles on ne postule pas… Mais ça fait très plaisir, bien sûr. Encore plus quand on se retourne vers les autres et qu’on voit leur réaction. Papa et maman, ma petite famille, mes copains… Ils sont tous fous de joie. Bien plus que moi, étrangement. »

2020, décrétée année de la BD par le ministère de la Culture, commence ainsi sous les meilleurs auspices pour Emmanuel Guibert. D’autant plus qu’il a encore plein de jolis projets pour continuer de ce même élan : Ariol fêtera ses vingt ans ; un disque de jazz produit par Vision Fugitive viendra prolonger la saga Alan ; le dessinateur publiera catalogue de croquis réalisés sur le vif dans des musées. Et à l’automne, non limité à un genre, il sortira Mike, un récit sans dessin de 300 pages chez Gallimard. Une année chargée et couronnée de succès donc !

 

Visuel : © Affiche du festival d’Angoulême

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Hortense Milléquant

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