Danse

« Sho-bo-gen-zo » : Josef Nadj au théâtre de la bastille signe un spectacle So Beau

20 janvier 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam
Sho-bo-gen-zo est un livre de Maître Dogen, Maître zen du 13ième siècle qui comprend des écrits très divers: des sutras indiens, des textes traditionnels du bouddhisme, des textes de règles monastiques.  » J’ai retenu deux petits fragments et ce livre m’a poussé à construire un jeu, une opposition avec une danseuse.  » (Dossier de Presse). Josef Nadj et Cécile Loyer dansent, performent et sculptent sur la musique improvisée de la contrebassiste Joëlle Léandre et du saxophoniste et poly-instrumentiste Akosh Szelevényi au théâtre de la Bastille jusqu’au 27 janvier.
(c) edvard molnar
(c) Edvard Molnar

Tout le talent de Josef Nadj est ici rassemblé en une œuvre. L’artiste associé du festival d’Avignon 2006 et habitué des scènes contemporaines est un maître, au sens bouddhiste du terme , dans la danse, le mime, la performance et la plastique. On retrouve dans ce spectacle les éléments stables des spectacles de Nadj: les écrans permettant les jeux d’ombre et de créations de tableaux, les musiciens en live oscillant avec brio entre musique expérimentale et jazz des plus classique.

(c)c Edvard Molnar
(c) Edvard Molnar
Sho-bo-gen-zo est construit comme un Kôan, un court dialogue entre un maître et un disciple. Transposé sur la scène, cette forme littéraire sonne comme un poème , en trois vers dont le fil est un pas de deux entre elle et lui. Maître et esclave d’abord dans les temps anciens sous la forme d’un samouraï et un onagata, les deux masqués, puis une alliance « danse-lumière-peinture », enfin, c’est Nadj plasticien, qui, de ses doigts qui ont l’habitude de sculpter la boue, transforme une licorne de pâte à modeler en guerrier.

 Sho-bo-gen-zo se traduit par « La vraie Loi est le trésor de l’œil « . Si vous jetez un œil et laissez courir votre esprit sur les tableaux éphémères, si vous ouvrez vos oreilles à la musique étrange vous aurez accès au trésor. Ce spectacle fera l’immense bonheur de ceux qui aiment et connaissent le travail de Nadj. Ceux qui ont la chance de n’avoir jamais touché à son œuvre, n’essaieront pas de comprendre, se laissant porter du Japon ancestral aux chaises du café Müller. Tous seront ravis par ce voyage des sens.

 


L’oiseau voit la trace de l’oiseau…
… il doit donc exister le temps en moi.
Puisque le moi est déjà là,
le temps ne doit pas s’en aller…
Maître Dôgen

Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, Paris 11e, m° Bastille. Jusqu’au 27 janvier à 21h, le dimanche à 17h.22 euros (TR 14 euros, Tarif étudiant et moins de 30 ans, 13 euros).

En parallèle, exposition des dessins et photographies de Josef Nadj à la galerie Vieille du Temple, 23 rue Vieille du Temple, 3e.Vernissage en présence de l’artiste vendredi 22 à partir de 14h.

Téléchargement : un remix de Snoop Dogg feat. Jay-Z & Ludacris
« Du même sang » : une première pièce de haut vol, les 22 et 23 janvier
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

4 thoughts on “« Sho-bo-gen-zo » : Josef Nadj au théâtre de la bastille signe un spectacle So Beau”

Commentaire(s)

  • Jacques

    Nadj est vraiment une étoile : sa maestria des tableaux, sa conception de la musique… tout est génial.

    Je ne pourrais pas aller voir ce spectacle, mais vous lire me permet déjà de m’en délecter.

    A très vite.

    Jacques.

    janvier 20, 2010 at 19 h 45 min

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *