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[Report-Live] Elemotho, New Morning (Fr/En)

[Report-Live] Elemotho, New Morning (Fr/En)

04 avril 2013 | PAR Idir Benard

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For English version please check in the second part of the article.

Après Tiken Jah Fakoly et Amadou et Mariam, le chanteur namibien Elemotho remporte le prix de la découverte RFI/France 24, et, sourire aux lèvres, partage sa musique généreuse et inspirée.

Après 2 albums, il a été sélectionné par RFI parmi 500 candidats répartis en Asie, Afrique et Océanie. Il chante depuis 2003 et en est à son troisième album, Ke Nako, à l’occasion duquel il effectue une tournée internationale qui le mènera de Dakar à Johannesburg, en passant par Paris et le New Morning. En toute modestie, il récupère le prix, sans oublier de remercier RFI et France24 pour cette chance en temps de crise. Depuis 1981, RFI découvre les nouveaux talents et les met sur le devant de la scène. Plus qu’un nouveau talent, l’ambassadrice de Namibie en France, Mme Nangula Frieda ITHETE, l’a qualifié de « fierté nationale » pour la culture namibienne. En restant simple, Elemotho mélange de la musique traditionnelle avec du folk et la plupart de sa musique lui provient de sa grand-mère. Elle lui racontait des histoires, à partir desquels il s’inspirait quand il a rejoint un groupe de musique à l’université où il étudia la philosophie africaine et la psychologie. Ce n’est donc pas un hasard si sa musique respire l’ubuntu, cette sagesse antique sub-saharienne défendue par Nelson Mandela et dont le concept central est l’interconnexion de tous les êtres.

De garçon éduqué dans le désert du Kalahari, il devient un lyriste moderne qui tente de rester à distance de la musique commerciale, vide de sens. Il  fait des mélanges expérimentaux durant lesquels la musique devient un outil pour façonner la réalité et transmettre un message. Ayant grandi sous l’apartheid, ses chansons comportent un volet politique inévitable. Il se définit comme activiste musical et espère que ses mots soient plus puissants que les balles. Il observe la réalité et explore les profondeurs de l’esprit humain avec sa musique qui vient du cœur. Elemotho fait partie de ceux qui regarde le verre à moitié plein. Il transforme l’oppression en libération, l’échec en réussite avec une musique dans laquelle passé, présent et futur se mélangent. Son amour de la musique l’a toujours porté et c’est ce qui lui permet de faire des jolis morceaux et de transcender les frontières. Son groupe accueille camerounais, zimbabwéen et russe qui partagent sa vision de la musique.  Ses mélodies méditatives et rythmes intemporels tapissent le message qu’il livre au monde moderne : regarder au-delà des différences.

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ENGLISH

In the wake of Tiken Jah Fakoly and Amadou et Mariam, Namibian singer Elemotho wins RFI/France 24 discovery award. With a great smile that never leaves his face, he shares inspired and generous music.

Elemotho and his band win the RFI discovery award among 500 musicians from Africa, Asia and Oceania. For his 3rd album, Ke Nako, he will tour from Dakar to Johanesburg, sponsored by RFI/ France 24. RFI has been for more than 30 years searching for new talents across the globe in order to provide support to their project. More than a new talent, Namibian ambassador in France, Mrs. Nangula Frieda ITHETE considers Elemotho as a ‘national pride’ for Namibian culture that’s welcomed in New Morning, a parisian show-room. By remaining simple, he mixes traditionnal vibes with folk, and a great majority of his music stems from his family culture. When joining a band in university where he studied african philosophy and psychology, he started to share the message that his ancestors passed on from generation to generation. So no surprises that ubuntu, this ancient knowledge from sub-saharian culture, flows out his music. Its principal concept, interconnectedness of all beings, advocated by Desmond Tutu and Nelson Mandela, drives his lyrics and melodies. Bred in Kalahari, where the soil is red and sky infinite, he tries to stay connected as much as he can to his nature. No pointless music, for an apartheid-grown child that’s looking for what people have in common rather than to look at discrepancies. And his very band illustrates this concept : multicultural, with a special comment on a flutist from Siberia. This band radiates such good vibes that any style can find room in a melting-pot-like creation. The flute mingles perfectly with tribal vibes. Share the message, flute and drums work together, Siberia and Africa as well. Just need to understand and speak the same language, and look beyond differences. That’s what Elemotho and his band do with music that spreads pure energy, ready for a bright sun-shinny day.

Visuels : Idir BENARD

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Idir Benard
Passionné par les nouvelles technologies, la cyberculture et les visionnaires de tout poil, il écrit un mémoire à l'EHESS sur le transhumanisme et la science fiction. Interrogateur du genre humain, en chemin hors de la caverne de Platon. Bon vivant, ne se prive pas de couvrir des évènements sympas en tout genre, qu'il y ait du vin, du dupstep ou de l'art. Fan des dessins animés des années 90 (Tintin, Dragon Ball Z) et des jeux old school (mégadrive en particulier)

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