Musique

Retour sur le deuxième album de The Skints

12 août 2012 | PAR Jerome Gros

En mars, le groupe anglais The Skints sort son deuxième album intitulé Part & Parcel. Retour sur cet album ska-punk, reggae-dub, produit par Prince Fatty.

Le groupe se forme en 2005 alors que les membres sont encore adolescents. Leurs influences sont multiples, du ska-punk de The Specials, dont ils se rapprochent, au reggae-dub avec notamment l’utilisation du mélodica par la chanteuse, Marcia Richards, proche de ce monde (elle a notamment travaillé avec Mad Professor sur une tournée). En 2009, leur premier album, Live.Breathe. Build. Believe, sort.

C’est en avril 2011 que se lance la construction du deuxième album, Part & Parcel. Le groupe passe par l’intermédiaire d’une plateforme de « fan funding » (le financement par les fans, en échange d’albums personnalisés, de rencontres avec les artistes, de making of de l’album, ou encore d’autres avantages) : PledgeMusic. En 11 jours, ils réunissent assez d’argent pour se lancer dans l’enregistrement.

L’album s’ouvre sur le morceau « Rise Up », une bombe reggae aux teintes dub qui annonce tout de suite la couleur : le son sera puissant, l’ambiance festive. Le mélodica introduit le morceau, très vite rattrapé par la caisse claire. La basse assemble le tout. Une très belle entrée en matière. Suit le « Rat-at-at », un bon morceau ska lors duquel on se demande parfois quand la chanteuse respire.

L’album nous entraîne dans un monde bien particulier. Les mélodies sont travaillées minutieusement, et on ne perd jamais le rythme. Les morceaux alternent entre un reggae rythmé par le mélodica, comme « Just Can’t take no more », et un ska rapide dont le refrain mélodieux aspire l’auditeur, comme « Live East Die Young » ou encore « Ring Ring ». « Lay You Down » est une chanson festive, où les cuivres, peu présents sur le reste de l’album, apparaissent.

« Up Against The Wall » est une merveille. Le rythme reggae sur lequel s’ajoute quelques notes rend parfaitement. La tournure dub que prend parfois le morceau laisse croire à une petite pause, avant que ne reprenne le rythme initial. Du lent au rapide, du rapide au lent, le morceau transcende. « You Better » clôt l’album. L’introduction du morceau est inhabituelle : 30 secondes de voix et guitare, une première dans l’album. Le morceau est plus lent, plus doux que le reste de l’album. De quoi finir dans la douceur, dans l’apaisement.

Part & Parcel est donc une réussite. Sorti en mars, il fallait que toutelaculture revienne sur cet album ska-punk, reggae dub, où aucun morceau n’est à jeter.

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