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[Live report] Bruce Springsteen & The E Street Band au Stade de France le 29/06/2013

[Live report] Bruce Springsteen & The E Street Band au Stade de France le 29/06/2013

30 juin 2013 | PAR Jean-Christophe Mary

La légende du rock américain dans une arène à la taille de son succès
plantaire….Born In The USA !!!

Il est 19h40 lorsque les derniers retardataires rejoignent les quelque 45000 à 50 000 fans qui attendent patiemment depuis le milieu de l’après-midi. L’ambiance est électrique mais bonne enfant. Beaucoup de juniors dans la fosse  mais aussi de seniors. IL faut dire que ces deux concerts sold out en juillet dernier au POPB en compagnie de son groupe historique< le E Street Band avaient marqué les mémoires.
Un à un les musiciens
prennent place sur la scène gigantesque. Lorsque la silhouette du boss apparaît une énorme clameur monte des tribunes. Moment d’émotion intense, moment libérateur pour ceux qui attendaient depuis 17h30 à l’ouverture des portes. Le ton du concert est donné avec humilité, avec cette façon décontractée de ne jamais se prendre au sérieux, d’être juste là pour le show.
Telecaster en bandoulière, jean noir et chemise noire, Springsteen
commence très fort avec « Badlands» suivi d’une reprise du « Lucille »
de Little Richard. Timbre de voix aussi puissant qu’assuré le boss impose
son charisme et sa sympathie légendaires. La version de « Wrecking Balls » montre une complicité totale entre Steven Van Zandt (guitare) et Nils Lofgren (guitare). Le Boss esquisse quelques pas de danse, arpente le fronton de scène de long en large et harangue la foule aux premiers rangs.

Le soleil est encore très haut sur le Stade de France. Des avions glissent dans le ciel au desssus du Stade tandis que raisonnent les accords de « Candillac Ranch ». Sur Spirit in The night il descend dans la fosse et se laisse porter,souriant visiblement heureux,  porté à bout de bras par le public.De retour sur scène, une surprise attend les fans Springsteen annonce qu’il va jouer  son album mythique de 1984 « Born in The Usa «… dans son intégralité.
On se retrouve plongés trente ans en arrière lorsque défilent un à un «Born In The USA », « Cover Me » avec un solo époustouflant de Steve VanZandt, « Darlington County », « Working on the highway », « Downbound Train », « I’m on fire », les hymnes fédérateurs « No surrender et «Glory days ». Livrées à l’état brut, les guitares sonnent intensément,
plus gonflées, beaucoup plus rock que l’an passé au POPB, avec un esprit gospel New Orleans et folk irlandais. Sur le plateau Steven Van Zandt (guitare), Max Weinberg (batterie), Roy Bittan (claviers), Nils Lofgren (guitare), Garry Tallent (basse) et le nouveau saxophoniste jouent serrés comme un vrai gang. Seule Patti Scialfa manque à l’appel. Ce groupe chaleureux et festif qui l’accompagne depuis les débuts est une fois de plus ce soir à la hauteur de sa réputation. Sur la pelouse, là-haut dans les tribunes, le public danse les mains en l’air et salue chaque titre de chaleureux applaudissements. Le « Boss » passe en revue ses titres les plus forts dont une excellente version de « Pay me my money down « de Pete Seeger et l’émouvant « The Rising » où la tension monte par palier, les guitares hurlant à la mort. Durant près de trois heures non stop, une
avalanche de tubes et de titres forts: « Wainting on a sunny day», « land
of hope and dreams». Physiquement, Springsteen n’a presque pas changé. Bruce-Springsteen-001-620x465
Sur scène on le voit toujours se tordre derrière son pied de micro, les traits grimaçants, les bras agités ou se coucher sur le plateau, jambes écartées face au public. Entre les titres, il plaisante en français, semble tout simplement heureux d’être là. 22h10 premier rappel. Maintenant la nuit s’est installée. Sur scène retentissent les premières mesures de « Born to Run » avec Elliott Murphy à la guitare dans un stade allumé de ses mille
feux, titre qui s’achève par solo de sax magistral. Sur « She’s The one » version sauvage et rock’n roll, le chanteur donne tout ce qu’il a dans les tripes. les basses ondulent et le batteur cogne fort, là où il faut. Les inconditionnels de percussions trouvent aussi leur bonheur : Max Weinberg possède une frappe rigoureuse, à la fois compacte et charnelle.
L’auditoire est boosté par ces versions de « The river», « 10 th avenue freeze
out », par ce magistral « American Lands » où la foule reprend en chœur le refrain les poings levés. Il revient seul avec sa guitare acoustique pour »Thunder Road ».Ce soir, Bruce Springsteen et son groupe légendaire ont une fois de plus envoûté la grande arène Parisienne.
Trois heures de bonheur durant lesquelles le boss a martelé ses hits rock and roll 70’s et 80’s à travers une indéfectible énergie.
Jean Christopher Mary

Visuel : (c)pochette d’album

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One thought on “[Live report] Bruce Springsteen & The E Street Band au Stade de France le 29/06/2013”

Commentaire(s)

  • jpm

    Très bon concert de Springsteen. Question musique rien à redire mais le show a été largement desservi par une sonorisation exécrable…
    Basses faiblichonnes dans une bouillie sonore où l’on distinguait avec peine tous les instruments… Bref, une sorte de mini poste de radio AM sursaturé qui vous crachait tout ce qu’il pouvait dans les oreilles. Sur ce plan, c’étaient 3 heures douleureuses et méprisantes pour un public venu aussi nombreux… Qui est responsable ?

    juillet 1, 2013 at 2 h 24 min

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