Pop / Rock

[Live-Report] Octave Noire, Aliocha et Mesparrow à la Maroquinerie pour la PIAS Nites

[Live-Report] Octave Noire, Aliocha et Mesparrow à la Maroquinerie pour la PIAS Nites

28 avril 2017 | PAR Laetitia Zicavo

Jeudi soir la Maroquinerie accueillait la Pias Nites pour une nouvelle soirée dédiée à la musique. L’électro rock mystique d’Octave Noire a partagé la scène avec Aliocha et sa folk anglophone avant de céder la place à Mesparrow qui dévoile une pop élégante et minimaliste aux accents électro.

 

dsc_0574

La descente au sous-sol de la Maroquinerie s’effectue avec curiosité, et une fois la double porte dépassée une salle underground nous tend les bras, avec ses multiples angles de vue sur la scène. Déjà installé; il commence sa performance : Octave Noire c’est un son électro rock aux multiples influences. Pour son premier concert à Paris, Patrick Moriceau, aka Octave Noire, est accompagné sur scène par deux musiciens. Parfois une ligne de basse agréable domine un morceau, parfois c’est du violon qui vient illuminer un titre : écouter Octave Noire c’est un peu se réfugier dans une bulle de musique et s’évader dans un univers cosmic. Le groupe joue d’abord le joli morceau « My hand in your hand« . Une mélodie délicate s’ajoute à des paroles poétiques : un beau mélange de son électro et de mélodie traditionnelle. Sur « L’envol » , l’artiste s’offre même un moment d’impro avec son batteur auquel il emprunte une baguette et entreprend un solo de batterie à quatre mains qui intensifie un concert déjà dynamique. Une performance live satisfaisante, très différente des titres enregistrés : on perd le côté symphonique sur scène ce qui transforme l’expérience, elle en devient plus électro. Jusqu’à ce qu’un troisième musicien débarque armé d’une contrebasse pour les trois dernier morceaux, il aura aussi l’occasion de se réserver un solo. La très intense « Belem Belem » met finalement tout le monde d’accord : sonorités influencées par ses racines africaines sont soulignées par sa voix-instrument. Des titres refuges pour une écoute plaisante.

dsc_0603

Un joli doigté à la guitare, un humour qui fait du bien, trois musiciens qui fournissent un vrai live comme on aime : place à Aliocha. La musique c’est une affaire de famille puisque son grand frère l’accompagne à la batterie. Le jeune homme est talentueux et nous offre un concert sans risque mais très agréable. Avec « Sorry eyes » ou encore « Sarah » , Aliocha ravit son public. Des mélodies efficaces sur scène, une guitare au son métallique et des percutions qui dynamisent le tout, les quatre compères sont faits pour la scène. Et voilà un morceau qu’il préfère introduire : c’est un brin malicieux que le jeune homme nous avoue qu’il avait initialement consacré les paroles peu sympathiques de « Into the wild » à Donald Trump mais qu’il la dédie pour l’occasion à Marine Le Pen « Ce n’est pas une chanson d’amour » , précise-t-il. Sa voix légèrement éraillée aux accents pops fonctionne à merveille avec batterie, guitare électrique et basse jouées sur scène. Alternant entre ballades romantiques et rock incandescent, Aliocha a, en toute logique, un avenir prometteur.

dsc_0611

Marion Gaume alias Mesparrow arrive alors sur scène. La jeune femme qui est une habituée du chant en anglais, présentait hier soir ses titres en français issus de l’album Jungle Contemporaine. Sa voix intense et chaude va très bien avec la langue de Molière. Dans la même veine que du Christine and the Queens, les morceaux sont superbes entre lenteur, rupture et éléments saccadés. De « Premier instant » qui mêle chanson française et électro, au très enjoué « Agrafes » qui fait plaisir à entendre, douceur et mélodie à la découpe chirurgicale sont au rendez-vous. En ce qui concerne le live, il était malheureusement décevant. Passer d’un groupe multi-instrumentiste à une artiste, malgré tout son talent, seule sur scène sans backup musical hormis deux musiciens derrière pads et platines (qui à l’occasion ont saisi une basse ou une guitare), c’est un peu brutal. Le public, relativement absent, ne s’y est pas trompé. Quel dommage ! On accorde le bénéfice du doute tant les titres sont contemporains et agréables à écouter.

C’était tout de même une belle soirée Pias Nites qui avait lieu hier. Son programme éclectique a sût rassembler un public divers et procurer de beaux moments de musique.

Visuels :

Aliocha ©Julien Mignot
Aliocha – Pochette album
Aliocha ©Jean-Valère Albertini
Aliocha ©John Londono 3
Photos du concert © LZ

Les sorties du week-end du 28 avril
Marcus Borja, une symphonie en noir majeur
Laetitia Zicavo

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *