Pop / Rock

Octave noire, une nouvelle note dans l’éléctro-pop française

Octave noire, une nouvelle note dans l’éléctro-pop française

19 janvier 2017 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Voici un chanteur à la voix douce et grave qui a tellement dû écouter Alain Chamfort et Serge Gainsbourg qu’il en a récupéré les filiations. Monde passé et futur, son synthétique et paroles mélancoliques, Octave Noire sort demain son premier album Néon chez Yotanka / Pias. Il grésille, est inégal, mais par moments,  il éclaire tellement nettement qu’il faut absolument l’écouter. 

Celui pour qui « cent millions d’années » valent « une seconde », assume son timbre et son talent au piano. L’album s’ouvre sur le très addictif « Un nouveau monde ». Il se laisse écouter, il coule, parfois il lasse, comme quand Octave Noire se lance en anglais (« The Shapes »), puis il nous accroche et ne ne nous lâche plus. Le justement très gainsbourgien » « Sainte Nuit » où giclent les violons le rend très aimable.

« Un parterre de fleurs
Un étage haut
Le bruit la chaleur
Ne sont que des mots
Demain je t’invite
A franchir le feu
Et dans l’illicite
A rejoindre les dieux ».

La grande force de Néon est la multiplicité des tessitures. Teintes jazz (Belem Belem) ou expérimentales (« L’envol »), Octave Noire ne cesse de déployer les rythmes et les instruments (piano, machines…) qui servent son propos souvent amoureusement désabusé.

Mais en guise de tube, on en tient un, bien solide dans nos deux oreilles. Pile dans l’air du temps glacial et lumineux, « La neige en été » se fredonne à la première écoute, puis se ré-écoute, puis encore une fois… En un morceau il résume l’idole Chamfort et Niagara, ajoute Sébastien Tellier et saupoudre d’un je-ne-sais-quoi qui doit porter le nom d’Octave Noire.

La voix douce et claire sait nous emballer avec un tube disco dont le titre est.. « Sur un tube disco » où l’on remue des hanches sous les néons cramés. Les textes sont écrits, pleins d’une tristesse toute contemporaine, dans un désespoir et une mélancolie qui n’interdisent aucune joie, au contraire.

Visuel : Néon

Octave Noire, Néon. Sortie 20 janvier chez Yotanka / Pias. En concert aux Transmusicales de Rennes. Au Nouveau Casino le 23 février 2017

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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