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(Live report) PIAS NITES à la Flèche d’Or : Valérie June + Ghostpoet + David Lemaître

(Live report) PIAS NITES à la Flèche d’Or : Valérie June + Ghostpoet + David Lemaître

29 avril 2013 | PAR JD

Précédée par la pop légère de David Lemaitre et le flow grave de Ghostpoet, Valérie June était en concert à la Flèche d’Or vendredi dernier dans le cadre de la PIAS Nites, célèbre label d’indé européen, qui faisait escale à Paris en ce pluvieux jour de printemps dégueulasse. Toute la culture y était et vous raconte tout ça. 

Après la performance de David Lemaitre que le titre Megalomania, léger et efficace et en écoute sur internet, a fait découvrir il y a peu,  Ghostpoet entre sur la scène de la Flèche dorée avant l’arrivée de celle que tout le monde semble attendre fébrilement ce soir. Elle est sur toutes les lèvres dans la salle jusque sur la terrasse pour toxico de nicotine. « Hey, ça envoie vraiment Valérie June ! Elle vient du Tenessee, j’sais pas si tu te rends compte ? Du putain de blues à Paris, mec ! » Du fucking blues, donc. Heu, on verra, ouais… En attendant, c’est Ghostpoet qui monte sur scène, producteur et chanteur/rappeur d’électro britannique au flow grave et enfumé.

Le combo britannique distille une électro dubstep expérimentale et répétitive. Lancinant, le son du poète fantôme ne manque, certes, pas de talent. Son flow suave est poétique et la reverb partant sur le dernier mot de chaque phrase fonctionne plutôt bien. Les synthés inversés et vaporeux font par moment légèrement planer mais ces fameux instants se font rares et le tout a du mal à décoller. La musique répétitive de Ghostpoet laisse un peu sur sa faim et les rythmes dubstep un poil trop savants rendent l’ensemble légèrement ennuyeux. Le public remue la tête, sans folie, mais a tout de même l’air d’apprécier.

Valérie June, folk woman à tendance blues and soul, prend la suite pour le concert tant attendu par une foule pas franchement en délire. Un concert so Tenessee, donc. Seule sur scène, l’américaine se lance en mode intimiste, guitare semi-acoustique, voix traînante et pas mal de blues dans les bottes. Ce n’est pas la folie furieuse mais l’attelage se révèle plutôt joli et habité. Les musiciens la rejoignent l’un après l’autre, d’abord une choriste no style dont la voix vient appuyer celle de Valérie June, puis le batteur et le guitariste etc.

L’aura de la petite protégée du leader des Black Keys, Dan Auerbach (qui la produit), est indéniable. À mi chemin entre le blues d’un Skip James et la touche jazzy-soul d’une Nina Simone, la belle promène des dreads locks imposantes le long de son visage et, les yeux mi clos, gueule dans un micro lui même sans doute un peu surpris de saturer autant par instant.

Un spectateur entonne des incantations religieuses en mode ironique, l’air de dire « c’est pas très crados tout ça ! », mais après avoir débuté tout doucement, le concert s’énerve un peu et le public se dégourdit doucement les santiags. Fin de concert « You can’t be told », un morceau blues rock sympa aux sonorités plutôt festives. Pas de rappel. Pas très grave, non plus.

 

 

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JD

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