Musique
[Live Report] Papooz a fait vibrer le plancher du Trianon à Paris

[Live Report] Papooz a fait vibrer le plancher du Trianon à Paris

23 avril 2017 | PAR Victoire Chabert

En concert, jeudi 20 avril au Trianon, le groupe Papooz a fait trembler les murs et palpiter les cœurs d’une salle comble !

Ils adorent la bossa nova, le jazz, la musique hawaïenne et ils combinent tout ça avec brio. C’est dans la salle chargée d’histoire du Trianon que le groupe indie-folk Papooz nous a fait voyager jeudi soir.

Papooz, c’est d’abord Armand et Ulysse, un duo parisien aux voix accordées qui ne chantent qu’en anglais. Puis, Papooz devient un groupe. Armand et Ulysse mêlent alors leurs voix androgynes aux rythmes d’un guitariste, d’un bassiste et de quatre violoncellistes. Difficile de définir strictement leur répertoire… On y retrouve des éléments de pop anglaise, de folk lo-fi et de tropical garage avec la nonchalance lascive d’un morceau de Bossa Nova. Il faut dire que gamins, Armand et Ulysse ont baignés dans la musique anglo-saxonne des 70’s, bercés par les disques des Beach Boys, des Beatles et des Velvet Underground, ils nous en livrent une version revisitée et branchée.

Jeudi soir, la scène du Trianon, ancien théâtre à l’italienne, a été transformée en jungle. La multitude de palmiers éclairés par des lumières solaires reconstituent à merveille l’univers exotique, festif et vitaminé des Papooz. La foule d’aficionados s’est installée au plus près de la scène, tandis que les moins aguerrît, s’installent sur les fauteuils de velours rouge, et prennent de la hauteur dans les balcons. La salle est pleine! Malgré un public éclectique, tout âge et genre confondu, l’effet est le même quand Papooz entre en scène : applaudissements et cris enthousiastes d’un auditoire qui se chauffe. Vêtus de rouge et de blanc, Armand et Ulysse restent fidèles à un style 70s. Les autres membres du groupe arborent d’amples kimonos fleuris.

Pour notre plus grand plaisir, le concert débute avec « Green juice », son refrain vitaminé, nous téléporte dans un transat sur une plage, un cocktail à la main… Puis, l’on s’imagine descendre le Gange au rythme des chinoiseries de « Trampoline ». C’est l’euphorie qui prend toute la salle et nous avec quand vient le tour du très réussi  « Anna wants to dance ». La mélodie est douce, le rythme déhanché, l’esprit pop. Quant au titre « Ulysses and the Sea », il nous procure une étrange sensation, comme l’impression d’entendre Cesária Evora jouée par le Velvet Underground. Sur scène, les Papooz sont forts, ils occupent l’espace avec leur passion et leur cadence sur des chansons plus ou moins rythmées qui n’en restent pas moins prenantes. Ils entrainent tout leur public avec eux. Ceux qui étaient assis se sont levés, ceux qui étaient debout tapent de plus en plus fort du pieds. Avec Papooz, c’est une vague de « good vibes’ qui déferle sur nous, le sol et les murs du Trianon semble eux-même onduler avec elle.

Le spectacle continue avec « Wanted », et la belle Victoria qui entre en scène. En combinaison blanche et ceinture rouge pour s’accorder au reste des Papooz, elle interprète avec grâce des paroles qu’elle a écrites. Ensuite, on retrouve les basses jouissives rappelant Whitest Boy Alive dans « Stories of Numbers », puis des airs jazzy dans « Chubby Baby » et même des échos de Pete Doherty dans « One Of Those Days ». Les Papooz nous baignent dans beaucoup de mélanges d’influences qui sont très riches harmoniquement.

Avec ces mélodies colorées et mélancoliques à la fois, ils nous ont fait faire le tour du monde en plein 18ème. Déhanché funky, sons plein de soleil, c’était la pause fraîcheur/bonheur dont on avait besoin pour bien finir la semaine !

Visuels : Droits réservés

 

La playlist de la semaine [200]
Miguel Abensour, Hommage à un émancipateur
Victoire Chabert

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