Musique

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On est Baba Love d’Arthur H

22 septembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le fils de, frère de, a une voix et une gueule bien à lui. Pour son déjà seizième album, Arthur H nous embarque dans une ballade love mais pas guimauve dont on sort baba. Baba love est un coup de cœur sans faille.

Des duos de hauts vols, des textes poétiques, un piano en boucle. Le cocktail est chic et classe. 12 titres se succèdent sans fausse note. On débute avec une ballade tout en cercle, au galop avec un Cheval de feu mythique-mystique qui nous emmène en pleine mythologie nous faisant voyeur de la relation entre Ulysse et Calypso. Les histoires d’amour  ne sont  pas toujours légères.  Dans le titre dansant et explicite Give me up il demande à laisser « couler », L’arc en ciel le voit plonger puis « tomber ».

Déclaration d’amour à l’amour, Baba Love s’écoute d’une seule traite laissant ponctuer un gimmick agréable, celui d’un plaisir pris à se jouer des mots : « je te peau, je te porte, je te fenêtre » dans Prendre corps où les paroles glissent dans le domaine des contreptries élégantes.

La voix rauque aux lignes de failles séduisantes d’Arthur H se fait accompagner par des personnalités aussi diverses que talentueuses. On retrouve par deux fois le rappeur Saul Williams pour un titre sympathique Le paradis il est chinois, la collaboration devient plus intéressante pour Basquiat où les chanteurs nous dévoilent leur soucis commun de progresser « comment je peux être plus productif, plus créatif, speed comme Basquiat ? » « Je sais pas » répond Saul Williams ! L’intervention se fait à la fois en anglais et en français. Le mélange des langues se retrouve dans l’un des plus beaux titres de l’album : La beauté de l’amour qui invite le phénomène Izia.

On finit enivré dans une prairie où les nymphes nous hypnotisent à l’occasion d’une lecture-musicale de 12 minutes ( annoncées !) où Arthur H s’accompagne de Jean-Louis Trintignant. L’ivresse des hauteurs nous laisse perchés dans une douce sensation, le temps nécessaire à sentir l’approche d’un bonus track … mais chut ! c’est un cadeau !

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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