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(Live Report) Total Eclipse of the Cité de la Musique : Amadou et Mariam (13/01/12)

(Live Report) Total Eclipse of the Cité de la Musique : Amadou et Mariam (13/01/12)

14 janvier 2012 | PAR Olivier Handelsman

Vendredi 13 janvier, auspices des plus inquiétants pour lancer un événement aussi audacieux que celui-ci : le spectacle Éclipse (voir notre annonce), que vous pourrez voir ce samedi et dimanche si vous faites partie des chanceux qui ont réservé leurs places, a toutes les chances de vous émerveiller.

Une préparation minutieuse, des instructions précises, une politique de sortie très stricte : tout est fait pour vous plonger au cœur de l’expérience Éclipse sans possibilité d’échapper au tourbillon sensoriel qui suit l’installation méticuleuse de cette ambiance si particulière.

L’entrée en scène d’Amadou, Mariam et leurs musiciens

Ce spectacle d’une heure et quart ne s’arrête jamais en chemin. La lumière est coupée, laissant le public dans le noir total. Le conteur africain qui introduit le spectacle retrace la vie des deux musiciens, qui sont nés voyants, et ont donc vu leur vie basculer dans l’obscurité, doublée d’une pauvreté rendant impossible toute opération. Nous sommes donc nous aussi aveugles, et des odeurs poivrées envahissent la salle, consolidant l’ambiance bâtie par la voix enchanteresse du conteur. La température monte (raisonnablement), achevant de nous transporter à Bamako, dans le Mali du soleil, des épices et de la musique. Malgré cette terrible épreuve, Amadou et Mariam ont été secourus par l’institut de jeunes aveugles ouvert en 1973 dans la capitale, et ont pu développer leur passion pour la musique.

Dimanche à Bamako… Dimanche soir pour être précis

S’ensuivent les révélations successives de leur vie, faites d’amour, de bonne humeur, de conquêtes du public, et de rencontres (dont Manu Chao et Damon Albarn des groupes Blur et GorillaZ). On est ravis des intermèdes narratifs entre les morceaux exceptionnellement énergiques et positifs d’Amadou et Mariam, pour qui jouer dans le noir n’a rien de neuf, mais leurs musiciens, non moins virtuoses, suivent avec brio la guitare d’Amadou et les voix du couple, remarquablement accordées (malgré le caractère expérimental du spectacle).

La foule en délire sur la dernière chanson, un triomphe mérité

Les néophytes comme les fans d’Amadou et Mariam se sont régalés, allant jusqu’à danser debout malgré les sièges imposés, et le final a ravi tous ceux dont les yeux étaient engourdis : une apparition somptueuse de ceux qui y voyaient mieux que nous dans cette nuit imposée.

Amadou et Mariam ne s’arrêteront pas là. Ne manquez pas ce spectacle, si vous avez l’occasion de le vivre.

Israël Galván électrise le Théâtre de la Ville
Quand les moustaches sont là, les sourires dansent…
Olivier Handelsman
Olivier Handelsman est étudiant en master de management à Grenoble École de Management, et étudie en échange à la Simon Fraser University de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) au second semestre 2013-2014. Licencié de Sciences Économiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Olivier est intéressé par la micro-économie, l'entrepreneuriat, le management stratégique, de l'innovation, de la musique, des systèmes d'information et des nouvelles technologies. Olivier Handelsman a été scénariste de courts et longs-métrages en machinima (images de synthèse issues de jeux vidéo), et a une expérience professionnelle de pigiste dans différents médias tels que le journal Le Point (hors-série Références), PC Jeux et Millenium Source, ainsi que d'auditeur de service client, de programmeur Visual Basic et de démonstrateur produit.

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