Musique

Live report : The Abyssinians au Cabaret Sauvage (07/01/2011)

08 janvier 2011 | PAR Jerome Gros

C’est un Cabaret Sauvage plein qui a accueilli hier les trois membres du groupe The Abyssinians, pour un concert d’anthologie organisé par l’association Mami Watta, puisqu’ils sont venus de Jamaïque pour cette seule date en Europe.

Le concert débute aux alentours de 20h, et le groupe Rachel & Friends entre sur scène. Mené par Rachel, dont la voix est sublime, le collectif est créatif, leurs compositions sont intéressantes : les musiciens sont doués. Le groupe effectue quelques reprises, notamment un hommage à feu Gregory Isaacs (décédé en octobre 2010), en reprenant « Hush Darling ». La voix de la chanteuse est parfaite, néanmoins il lui manque encore peut-être un peu de maturité dans les paroles. Par ailleurs, la reprise de Bob Marley en français est une mauvaise idée. A suivre, donc, car d’ici quelque temps on pourrait en réentendre parler.

Agana, le fils d’Alpha Blondy, prend le relai. C’est avec surprise et plaisir que je découvre un artiste et des musiciens qui sont largement meilleurs (en tout cas en concert) que ce que laissaient supposer les enregistrements en studio. Ils commencent avec la chanson « Rootsteady », entraînante, sulfureuse, et périodiquement rythmée par du dub ajouté par le DJ. Le bassiste est extraordinaire. A suivre là aussi : le quatrième album du chanteur, Rootsteady est disponible.

Entre chaque artiste, le DJ Eazy’ya Selecta s’occupe d’ambiancer la soirée avec des sons aussi bien dancehall que roots. Il sera d’ailleurs aux platines après la fin du concert pour que la soirée continue.

Le band marseillais qui accompagne The Abyssinians s’installe sur scène et entame le riddim de « Satta Massagana ». Le public explose. Les musiciens nous proposent un petit medley et, en quelques minutes, on a fait le tour de plusieurs classiques des Abyssinians. Ceux-ci arrivent alors sur scène, pour venir célébrer avec nous ce noël éthiopien. Parce qu’hier n’était pas une soirée comme les autres. Après avoir remercié chaleureusement le public, le trio entame « The Good Lord ». Une vague de bonheur envahit la salle. Puis, ils nous offrent « African Race ».

Le Cabaret fume, ça brûle à l’intérieur, la chaleur s’impose. Les trois membres du groupe enchantent de leurs voix fluides et toujours aussi émouvantes. Ils continuent comme cela 1h30, passant de « Know Jah Today » à « Forward on to Zion », de « Declaration of Rights » à « Y Mas Gan ». Enfin, ils terminent par le tant attendu « Satta Massagana », pour conclure une soirée extraordinaire.

Les musiciens sont aussi à féliciter, le saxophoniste et le tromboniste étaient fabuleux. Les Abyssinians eux-mêmes ont joué aussi : vers la fin de leur passage, les trois membres se sont chacun procurés un nyabinghi (instrument de percussions d’origine africaine) et ont effectué une petite session percussions à la fois relaxante, à la fois stimulante.

C’était donc hier un grand événement, les fans sont arrivés nombreux, motivés et impatients, et sont repartis certes fatigués après une telle soirée, mais surtout comblés. On remercie l’association Mami Watta de nous avoir proposé cette magnifique soirée.

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Jerome Gros

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