Musique

Live Report : Reggae sun ska festival, day 3

06 août 2012 | PAR Jerome Gros

Dimanche 5 août, les festivaliers se sont réveillés sous la pluie. Plusieurs averses ont fait craindre le pire. Finalement, mises à part une ou deux averses aux alentours de 3h du matin, il a fait très beau, et tout le monde a pu profiter des très bonnes performances de la soirée.

Les concerts commençaient plus tôt ce dimanche, dès 15h. Pour ce dernier jour, la programmation était alléchante. Dans l’après-midi, plusieurs artistes se sont succédés, comme le jeune groupe français Boulevard des Airs, puis la chanteuse britannique Hollie Cook. Ce sont ensuite deux pointures jamaïcaines qui ont investi la scène : Johnny Clarke et Horace Andy. Les festivaliers ont notamment pu apprécier la reprise de « Declaration of Rights », de The Abyssinians. Sur la scène Rebel Music, c’était Prince Fatty accompagné de Horseman qui mettait l’ambiance.

En début de soirée, Anthony B a réellement mis le feu à la scène. Le chanteur jamaïcain a tout donné, multipliant les pas de danse, les sauts, les jeux avec le public et les jeux avec sa voix. Le chanteur a fait bouger des milliers de personnes, des fans avérés aux plus grands sceptiques. Lors de sa reprise de « World a reggae music », les festivaliers reprennent le refrain en chœur.

C’est ensuite la légende vivante Jimmy Cliff qui vient ambiancer le public. Et quelle prestation ! Le chanteur, du haut de ses 64 ans, en paraît 20. Il bouge, danse, saute. Il sait comment chauffer le public. Pendant le concert, on peut interpréter la joie de 70 000 personnes sur le visage de l’enfant qui danse, sur scène, à côté du chanteur. Un souvenir dont il pourra se vanter toute sa vie. Il s’agit de loin de la meilleure prestation du festival. Que demander de plus, pour la dernière soirée ? Un feu d’artifice pour clôturer sa prestation ? Très bien ! Alors que Jimmy Cliff entame la dernière chanson, un feu d’artifice éclate derrière, tiré depuis le camping. Le bouquet final intervient alors que le chanteur finit sa prestation. Magnifique.

C’est Alborosie qui clôture le festival. Le chanteur interprète ses plus grands morceaux, comme « Kingtson Town ». C’en est fini des concerts, mais pas de la fête. Dehors, de nombreux sounds systems continuent d’ambiancer les plus courageux, jusque tard dans la nuit. Aux alentours, on peut écouter du reggae, mais aussi des sons plus dynamiques comme de l’électro ou de la drum’n’bass.

Le festival se termine tranquillement, les échos se font de plus en plus rares. Cette année, le Reggae Sun Ska a battu un record d’affluence, avec entre 70 000 et 100 000 personnes sur le site. Pour son quinzième anniversaire, le public a chanté, en choeur. « Joyeux anniversaire Sun ska ». Si les organisateurs ont pu être débordés, et qu’un certain nombre de festivaliers ont bien galéré pour accéder au site ou même pour s’y faire une place, si certaines prestations ont pu être décevantes (et notamment le retard et la durée de celle de Damian Marley), le festival s’est dans l’ensemble bien déroulé. La soirée de clôture a vraiment été exceptionnelle.

Ce lundi 6 en début d’après-midi, des centaines de voitures prenaient la route, des dizaines de festivaliers tendaient leur pouce, cherchant à rejoindre leur destination. La vie reprend tranquillement son cours à Pauillac. On se donne RDV l’an prochain.

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Jerome Gros

One thought on “Live Report : Reggae sun ska festival, day 3”

Commentaire(s)

  • mister-O

    Bonne prog, bon esprit, mais…

    mais 1 coupure de 30 minutes le vendredi soir (panne d’électricité), une coupure de 25 entre Naty jean et Damian Marley (qui c’est longuement fait attendre, et pour pas grand chose au final). Un son vraiment pas terrible le samedi soir, voir désagréable.
    Gros gros gros souci d’organisation sur la répartition des camping et la mise à disposition de navettes (les éditions précédentes ont été bien mieux de ce niveau).
    Et que dire à propos des poubelles!!! une honte, une folie, il y en avait partout de chez partout. un maque criant de points de collectes, et un laisser aller des festivaliers qui est à dénoncer.

    En résumé bon festival mais gros soucis d’organisation. il va falloir adapter la logistique à la taille de l’événement, voir se professionnaliser un peu…

    août 10, 2012 at 18 h 16 min

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