Musique
[Live report] Les Nuits Secrètes, Nuit 1

[Live report] Les Nuits Secrètes, Nuit 1

03 août 2013 | PAR Audrey Chaix

Rien de tel qu’un grand et beau soleil et des températures dignes du plus beau des mois d’août pour démarrer un festival : le cru 2013 des Nuits Secrètes s’annonce déjà prometteur alors que la douceur d’un soir d’été envahit les rues d’Aulnoye-Aymeries. En plein cœur de ville, pensé aussi bien pour les habitants que pour les festivaliers venus de toute la région, le festival Les Nuits Secrètes propose autant de formules différentes qu’il y a de bourses, allant de la Grande Scène, gratuite pour tous, au Pass Festival, donnant accès tout au long du week-end à tous les espaces et au camping, pour 65€.

Abrité par de grands arbres, le sol recouvert de gravillon, le Jardin est l’un des espaces les plus agréables des Nuis Secrètes. Et c’est là qu’a commencé notre nuit, avec Breakbot, l’un des poulains de la maison de disques Ed Banger. Ses platines dissimulées derrière une énorme bouche rouge, dans la plus belle tradition pin up, le DJ se planque derrière ses cheveux longs et une casquette. Heureusement, il est entouré d’un live band mené par le chanteur Irfane, qui amène un peu de vie sur scène. On danse sur les remix aux airs bien connus, sans pour autant ressentir ce petit truc en plus qui fait de la performance live un moment unique.

Ce frisson de la performance live, Sexy Sushi en a à revendre – ce n’est plus un frisson, mais un2013-08-02 22.48.57 véritable ouragan qui envahit la scène du Jardin. Rebekah Warior, la chanteuse du groupe, officie aussi dans le groupe Mansfield TYA, et cela s’entend dès les premières notes. Dans la voix, dans les paroles et dans les notes, on sent la parenté entre les deux formations – mais Sexy Sushi, ce serait un peu Mansfield TYA sous amphétamine, complètement défoncée. Accompagnée de Mitch Silver ainsi que d’un étrange bourreau masqué, Rebekah Warior rappelle au public qu’il fait autant partie de la performance live que le groupe. Secondés par un bourreau, qui envoie des étincelles à l’aide d’une tronçonneuse qui s’acharne sur une barrière Vauban, Rebekah et Mitch envoient du pâté, lui le musicien, elle la chanteuse. Provoc’ et trash (un masque de Christine Boutin se balade dans le public, elle prend cher), tout en proposant une belle écriture et surtout, une générosité sans faille : à l’image de Rebekah, qui plonge dans le public pour un bain de crowd surfing, Sexy Sushi donne tout au public des Nuits Secrètes. On en redemande.

Une fois passée cette tempête salvatrice qu’est Sexy Sushi, la nuit est tombée sur Aulnoye-Aymeries. Direction la Grande Scène pour SKIP&DIE, qui, et cela tombe à pic parce que la sortie du Jardin manque de fluidité, a quelques minutes de retard. Et ç’aurait été dommage d’en perdre une miette : ils sont quatre sur scène, dont la chanteuse sud-africaine Cata.Pirata et le musicien néerlandais Jori Collignon, derrière les claviers, ainsi que deux musiciens sud-africains. Elle est un spectacle à elle toute seule : longs cheveux tressés en dreadlocks, juchée sur des semelles compensées, la punkette du Veld danse et ondule comme si sa vie en dépendait. Impossible de ne pas se sentir contaminé par cette transe musicale qui emprunte à tous les genres, sans pour autant s’y perdre. Anglais, Afrikaans, Xhosa, Zoulou, Portugais, Espagnol : les langues se mêlent autant que les genres alors que Cata.Pirata plonge dans la fosse et improvise une chorégraphie presque tribale avec le public. Un dernier rappel avant la tombée du rideau, et le calme revient sur Aulnoye-Aymeries. Mais promis, on revient demain !

Photos : © AC

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Audrey Chaix
Professionnelle de la communication, Audrey a fait des études d'anglais et de communication à la Sorbonne et au CELSA avant de partir vivre à Lille. Passionnée par le spectacle vivant, en particulier le théâtre, mais aussi la danse ou l'opéra, elle écume les salles de spectacle de part et d'autre de la frontière franco-belgo-britannique. @audreyvchaix photo : maxime dufour photographies.

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