Musique
Live Report: La Journée JIMI du Festi’Val de Marne le 8/10/2011

Live Report: La Journée JIMI du Festi’Val de Marne le 8/10/2011

09 octobre 2011 | PAR Moriane Morellec

Le Festi’Val de Marne proposait hier la 5ème Journée des Initiatives Musicales Indépendantes ou JIMI. Concerts, débats de politique musicale, stands où étaient exposés labels, tourneurs et plateformes de promotion, permettent de mettre en relation les artistes et les publics tout en leur assurant l’existence artistique et économique.

La journée est plutôt grise et la température plutôt froide en cette 5ème Journée des Initiatives Musicales Indépendantes. Professionnels de la musique, artistes et curieux sont réunis pour découvrir les métiers de l’industrie du disque et le « behind the scenes » d’un projet musical. Cette JIMI est aussi l’occasion de (re)découvrir des musiciens confirmés ou en passe de le devenir !

Billy Gaz Station proclame les concerts de la JIMI ouverts au sein du théâtre Jean Villar. C’est du vrai gros rock qu’interprètent en anglais le jeune groupe français. Guitare saturée, batterie omniprésente et ligne de basse travaillée, le trio à l’énergie évident peine cependant à capter l’attention du public restreint.

Dans le Sub, autre salle de la JIMI, le groupe roubaisien Moloko Velocet adoucit les moeurs après le rock plutôt décoiffant de Billy Gaz Station. Le groupe a prouvé – malgré une petite audience – que le rock peut être aussi synonyme de français. Des Beatles en passant par les Beach Boys ou la nouvelle scène Australienne, Moloko Velocet a instantanément réchauffé les coeurs avec des mélodies aux sonorités 60s. Les harmonies vocales sont travaillées, l’usage des guitares et des distorsions adéquates et le groupe a une énergie contagieuse sur scène.

Les Hushpuppies  restent dans cette tendance au rock des années 60 en interprétant les titres de leur nouvel album The Bipolar Drift . L’esthétique du groupe est clairement travaillée – jeans slims, cheveux longs et vestes en cuir ajustées – et le charisme du chanteur est omniprésent. Le groupe composé d’Olivier Jourdan au chant, son frère Wilfried au clavier, de Cyrille Sudraud à la guitare, Marc Zory-Casali à la basse et de Franck Pompidour à la batterie enchaîne les titres plus décoiffants les uns que les autres.

Changement d’ambiance avec le trio de Montpellier, Marvin. Une musique quasiment instrumentale, des percées d’électro sur fond de hard-rock ‘noize’, un vocoder pour la chanteuse, Marvin est dans une démarche de musique expérimentale, où le beau devient original et la chanson n’est pas classiquement construite.

 

 

Le groupe très attendu de punk-rock, Les Sales Majestés emprunte la scène du théâtre Jean Villar devant une foule en délire. Ils interprètent les titres de leur nouvel album Sois Pauvre et Tais-Toi ainsi que leurs classiques comme « Le Patron », « Je suis fier » ou encore « Petit Papa Noël ». Le concert est ponctué de slams, de pogos et de chansons reprises à tue-tête par le public. Le chanteur porte une salopette avec les mots « Survivre c’est mourir au ralenti » imprimés sur le dos; le côté revendicateur et anarchiste est toujours aussi virulent, même 30 ans après !

Les chansons se bousculent encore dans la tête quand les concerts de la JIMI se termine, et chacun ressort la tête encore un peu sonnée par une telle ambiance. Vivement l’année prochaine !

Visuels: (c) Moriane Morellec

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