Musique
Live-Report : Divine Ane Brun en final du Festival Clap Your Hands au Café de la Danse (25/04/2012)

Live-Report : Divine Ane Brun en final du Festival Clap Your Hands au Café de la Danse (25/04/2012)

26 avril 2012 | PAR Yaël Hirsch

Après une première partie assurée par Linnea Olsson, la diva de Stockholm est arrivée vers 20h40 sur la scène du café de la Danse combler les attentes quasi-religieuses d’un public  nombreux et entièrement dévoué à sa voix inimitable, hier soir, au café de la Danse. Un très beau concert, généreux et vertical.

Habillée comme une fée de la mythologie nordique, dans une ample robe bleue qui mettait en avant son carré blond et ses espadrilles ouvertes sur des pieds gainés de collants noirs, la diva a commencé avec le mélancolique « These Days », extrait de son dernier album « It all starts with one » et qui sonnait au café de la danse comme si l’on était dans une cathédrale. Accompagnée de deux choristes en blouse verte (l’une violoncelliste et flutiste, l’autre jouant du tam-tam etd u clavier), d’un excellent pianiste et de deux batteurs, l’artiste norvégienne ayant élu domicile a Stockholm mène son groupe avec un charisme quasi-chamanique. Dès le deuxième morceau, l’énergique « Do you remember » (voir le clip drolatique ci-dessous) elle entre en danse, et met son public en transes. Le plus bouleversant, c’est évidemment la voix qui transperce comme la foudre, même quand on ne comprend pas tout à fait les mots anglais. Enfin, juste nous, car dans la salle, tout le monde les connaît par cœur et murmure les paroles.

Puis Ane Brun passe à la guitare seule sur scène pour le très pur et très émouvant « Let myself go », après une mélopée quasi-mythologique et à deux voix avec une des choristes, passage de staccato au xylophone, puis Ane Brun se met seule au piano/voix. Après l’avoir happé dans plus simple appareil, elle commence à parler à ses fans,  leur apprend des choses, remercie ceux qui étaient déjà présents au Trianon en octobre pour l’entendre et les prépare à reprendre comme d’habitude, le refrain de la chanson « The dancer ». Ce que l’audience fait d’ailleurs à la perfection.

Aussi généreuse que talentueuse, mais levées au ciel en signe de grâce, Ane Brun offre à son public en tout près de 2 heures de concert et pas moins de 5 bis parmi lesquels le très beau « Oh Love » de son dernier disque et une  sublime reprise de « Neighbourhood » des Arcades Fire qu’elle a enregistrée pour une association qui vient en aide aux enfants soldats (the voice project) en République du Congo (à entendre, ici).

Logique  pour « Clap your hands », il y a eu standing ovation pour la grande prêtresse de la soirée. Ane Brun a su ravir ses fans et les quelques nouveaux venus par la maîtrise exceptionnelle de sa voix et une émotion puissante qu’elle revit à chaque  performance .

Photo (c) Yaël Hirsch



Cannes : le jury au complet
Dreaming of Zerzura Nan Goldin écrit l’histoire des photos de Fred Jagueneau
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture