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(Live Report) Aldebert ne se fait que des amis au Casino de Paris (31/03/12)

(Live Report) Aldebert ne se fait que des amis au Casino de Paris (31/03/12)

01 avril 2012 | PAR Amelie Terranera

Aldebert et ses quatre musiciens ont offert au public du Casino de Paris un show musical qui restera dans toutes les mémoires. Retour sur ce concert aux accents rock et amicaux.

Pour chauffer la salle comble du Casino de Paris, le groupe Clara Yucatan multiplie les titres pop-folk avec une belle présence scénique. Claire, la chanteuse, nous charme avec sa voix éraillée et sa reprise girly de This is not a love song du déjanté Pil. Elle est accompagnée de deux musiciens : Antoine et Olivier, dont les sonorités subliment la poésie du groupe. En guise de conclusion, le trio reprend, avec brio, L’amour à la plage de Niagara. Sur scène, le groupe construit son identité visuelle autour de statuettes animales : flamant rose, lapin… Assurément un avant-goût estival qui nous convainc de les suivre sur la route des festivals. Verdict : les amis d’Aldebert sont nos amis, ainsi, vous pouvez découvrir Clara Yucatan et ses compositions, ici.

C’est un Aldebert virevoltant qui prend possession de la scène. Durant deux heures, le chanteur et ses musiciens bouillonnent de bonne humeur et de générosité. Le choix des titres est savamment orchestré. Aldebert alterne entre des extraits de son nouvel album Mes meilleurs amis : Ma vie à l’envers et Trop belle pour moi, ainsi que ses morceaux phares : Carpe diem, Amoureuse, Plus tard quand tu seras grand. Il chante d’ailleurs ce dernier titre lors d’un duo virtuel avec Maxime Leforestier.

Les projections vidéos occupent une place centrale dans le show d’Aldebert. Ce dernier met ainsi à l’honneur sa troupe de musiciens grâce à une série de portraits. Terminée la classique et finale énumération du nom du bassiste, du batteur et consort, Aldebert évoque la personnalité de ses quatre collègues tout au long du concert : Christophe Darlot aime porter des T-shirt de geek, Cédric Desmazières bichonne sa batterie tandis que Hubert Harel passe des heures dans les magasins de guitares de Pigalle sans rien acheter, si ce n’est un médiator, et Jean-Cyril Masson s’adonne aux pratiques sectaires (rien de bien méchant, il distribue des flyers en mode Barbes sortie de métro). Aldebert met également sur le devant de la scène ses techniciens qui le suivent sur sa tournée. Tout porte à croire que l’ambiance est au beau fixe au sein de cette formation.

Les surprises se succèdent tambour battant : deux de ses musiciens entonnent à l’accordéon les premières notes de la Lambada, de The final countdown ou de I will survive et un diaporama de photos de fans et de leurs proches défile durant le morceau Ma vie à l’envers. Aldebert ponctue sa prestation d’anecdotes et de confidences, le public est définitivement séduit. Le chanteur s’offre un petit plaisir en sautant dans la foule, il est porté par des spectateurs acquis à sa cause. Ce bain de foule n’est que le début d’une véritable déclaration d’amour de la salle du Casino de Paris au chanteur, qui le lui rend bien.

Aldebert nous invite en effet à partager deux duos avec des invités de marque : Benoît Dorémus et Simon Mimoun de Debout sur le Zinc. Le premier interprète avec Aldebert, Un dernier foot sous Chirac qu’il a co-écrit. Les deux chanteurs échangent quelques passes de foot, avant de lancer le ballon dans le public. « Le quart d’heure friends » se poursuit avec l’émouvante prestation de Simon Mimoun et d’Aldebert sur Mon homonyme (« J’avance malgré tout, ton coeur entre mes mains/ Je ne pense qu’à nous et donne ma langue au chien/ J’ai passé mon enfance à n’attendre que toi/ J’ai pensé que mes sens faisaient n’importe quoi). Rappelons que nous avions mentionné la venue d’Aldebert au concert de Debout sur le Zinc au Zénith (voir notre critique).

Pas moins de quatre rappels saluent la prestation d’Aldebert et de ses « Meilleurs amis ». L’artiste joue Les coups de pied à la lune et Sur ton berceau. Le public scande le refrain durant de longues minutes. Le Casino de Paris ne veut plus se séparer de l’artiste. Il est néanmoins temps de rentrer. Un chose est certaine, Aldebert a fait de Paris son terrain de jeu où toute une foule communiante attend la prochaine tournée récréative.

En attendant, vous pourrez retrouver Aldebert, en acoustique, à la soirée de soutien à l’association Solidaile, le samedi 2 juin 2012 à 20h30 au Trois baudets.

 

Visuels : (c) Mona Awad

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Amelie Terranera

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