Musique
[Live report] : Concert de Jean-Louis Murat à la Boule Noire (31/03/2012)

[Live report] : Concert de Jean-Louis Murat à la Boule Noire (31/03/2012)

01 avril 2012 | PAR Olivia Leboyer

Après le Trianon en novembre (voir notre Live report), Jean-Louis Murat revient à Paris, cette fois à la Boule Noire, petite salle chaleureuse qui jouxte la Cigale. Un très beau concert.

Très agréable première partie, rock et élégante, avec le groupe Robi et sa jolie chanteuse (dont vous avez sûrement entendu la chanson « Je te tue » ).

La Boule Noire offre une proximité avec la scène, qui rend les concerts vivants et chaleureux. Jean-Louis Murat nous est apparu en toute simplicité, chemise noire et voix au cordeau. Si Fred Jimenez était absent (engaulénifié en tournée mashpotétisée avec quelqu’un d’autre…), le nouveau bassiste à la chevelure bouclée, Christophe Disco Minck, s’est montré parfaitement à la hauteur (et Stéphane Raynaud tenait toujours fermement sa batterie !). Les chansons du Grand Lièvre ont résonné magnifiquement, marquant la fin de l’automne. Belle mélancolie pour « Alexandrie », « Sans pitié pour le cheval », « Le champion espagnol » ou « Il faut vendre les prés », tout en douceur.
Quelques chansons inédites nous ont également frappés, comme celle où Murat dit vouloir retourner en voyage « comme un étourneau dans tes bagages », ou cette chanson où il dit penser au corps de « Jeanne » (chanson, selon nous, plus belle et moins entêtante que la Jeanne de Voulzy). « Je me donne » chante Murat dans un couplet : en effet, ce soir, il semble disponible et détendu, répondant tranquillement aux réflexions amicales d’un public enthousiaste.

Sur le côté de la scène, on aperçoit la cinéaste Laetitia Masson (jolie robe noire et perfecto), qui filme le concert !

Retour aux classiques avec « Hombre mi corazon » (album Le Moujik et sa femme), ou « Seize heures, qu’est-ce que tu fais ? » (Le cours ordinaire des choses). Le temps qui passe, l’heure, thèmes éternels, qui se déclinent et se répondent : « Il est dix heures à la porte du bonheur » chante Jean-Louis dans « Hombre », avant de l’interroger « 16h, qu’est-ce que tu fais ? » (mais on pourrait citer « L’Heure du berger » ou « La petite idée derrière la tête » où une voiture est garée « Place Gaillard à 10h06 » ou « Tant la vie demande à mourir »). La mort plane un peu avec la reprise d’ « Alcaline » d’Alain Bashung ». Il en est question aussi dans le superbe « Jaguar », qui se termine sur un vibrant « Je ne veux pas mourir encore ».

Ce n’est pas sur cette note que s’achève le concert, mais avec la très très belle (et ancienne) chanson « Si je devais manquer de toi » (autant me passer pour toujours/ des bords de Loire au point du jour/ de la douceur de ton amour).

Photo : Olivia Leboyer.

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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