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Le Mainsquare Festival, plus fort que Solidays ? [ Live Report ]

Le Mainsquare Festival, plus fort que Solidays ? [ Live Report ]

04 juillet 2012 | PAR La Rédaction

Il n’y a pas qu’à Paris où on sait faire de bons festivals, il y a le Mainsquare aussi ! C’est simple, en trois jours, ce festival situé à Arras, dans le Nord de la France, a rassemblé un nombre impressionnant d’artistes à la renommée internationale. Comment vous dire avec des mots simples : c’était mortel !

Pour ceux, frileux de quitter la capitale, et qui pensent qu’une fois passé le périf, il faut sortir son passeport, pas de panique : ce n’est pas compliqué d’aller à Arras depuis Paris. En moins de 50 minutes de TGV, vous voilà arrivés à la gare d’Arras, la citadelle est à deux pas, et la rue marchande (l’unique rue marchande ?) aussi.

Day 1 : Garbage, Justice et Metronomy!

 

Dès le premier jour, les organisateurs ont annoncé la couleur: cette année, la programmation, c’est du lourd et rien que du lourd en rock/rap/électro. Ils ont ainsi réuni Garbage, Kasabian et Justice sur la Grande scène. A quelques pas de là, on pouvait croiser Brigitte ou Metronomy.

 

Day 2: Pearl Jam, The Kooks, Miles Kane,Izia, The Rapture!

 

Puis, c’est monté en puissance, avec un peu plus de grosses têtes d’affiche chaque jour. Même si, en ce 1er juillet, on aurait pu croire à un remake des têtes d’affiche présentes à Solidays cette année. Et pourtant, là encore, les organisateurs nous ont réservé quelques surprises.

 

Donc le 2ème jour, on a eu le droit à Within Temptation (dans le style du groupe Evanescence, sauf que Sharon den Adel,  la chanteuse de WT a vraiment de la voix) , The Kooks, Florence + the Machines et Pearl Jam (PEARL JAAAAAMMM) sur la grande scène.

 

De l’autre coté, c’était la scène « midinettes des moins de 18 ans », avec Miles Kane (un remake des Beatles à la mèche laquée et plaquée sur le front, forcément très looké) ;Miyavi, un prodige de la guitare électrique tout droit venu du Japon. Doté d’une belle gueule, d’une chevelure parfaite (oui nous les filles ont aime les mecs aux cheveux longs) et de tatouages parcourant tout son torse pour réaffirmer sa masculinité, il a endiablé les premiers rangs principalement composés des petites sœurs de mes potes. Justin Bieber a coté n’a qu’à bien se tenir !

 

Toujours sur la petite scène, il y en a eu pour ces messieurs avec la fougueuse Izia, qui – malgré quelques problèmes techniques et un bras d’honneur taquin à la foule qui s’impatientait – a réussi à noircir  la place de monde. Un fait d’armes pas si anodin puisque sur la grande scène, à la même heure (et à cause du retard qu’elle avait pris), Pearl Jam  était sur scène (PEARL JAAAAAAMMMMM !!!!).

 

Et pour finir, un petit groupe pas très connu, venu de New York, qui répond au nom de The Rapture ( je déconne, je suis fan de l’album Echoes, mais beaucoup moins du dernier en date, In the Grace of Your Love »).

Days 3: Beat Assailed, Mars Volted, Blinked and Incubused !

 

Et enfin le troisième et dernier jour, ce fut l’apothéose. Comment vous dire ? C’est comme si, le temps d’un jour ensoleillé, au cœur de la citadelle, on nous avait redonné nos 15 ans. Entre les deux scènes, nul ne savait où donner de la tête, avec Incubus d’un coté, The Mars Volta de l’autre, et à peine vingt minutes après, les festivaliers retrouvaient avec exaltation le groupe adulescent Blink 182. Des retrouvailles très attendues puisque le groupe n’avait pas sorti de nouvel album depuis 2003, et nous avait fait patienter en sortant une compilation de leurs hits en 2005. Il aura fallu attendre l’année dernière pour la sortie de leur sixième album (Neighborhoods).

 

Du gros son, comme on n’en fait plus. Puisque le modèle actuel donne raison à des jeunes lookés d’un slim à la frange rebelle, chantant d’une voix aigùe, presque fausse. La chemise à carreau cintrée, rentrée dans leur slim délavé, chantant du rock d’aujourd’hui, du rock indie. On est loin du chanteur de The Mars Volta qui, pendant plus d’une heure, a tout donné, absolument tout ! Même son chewing-gum. Avec lui, le rock des années 90 n’est pas mort ! Et l’attitude qui va avec non plus ! Une folie d’autant plus fascinante à voir que leurs morceaux, plutôt longs (plus de 6 minutes) ne laissent aucunement place à l’improvisation. Difficile à croire quand on ne connaît pas le groupe, et pourtant véridique. On a l’impression d’assister à une jam psychédélique entre potes, alors que chaque note de chaque morceau est respectée à la règle. Un bordel scénique hyper organisé d’un point de vue technique. Bluffant.

 

Pour le plus grand plaisir des festivaliers, nous retrouvions aussi Beat Assailant, un groupe de rap/hip hop dont Adam Turner, le chanteur et leader du groupe vient d’Atlanta, quant aux musiciens, ils sont pour la plupart français. Il sévit sur la scène hip hop depuis 2001, mélangeant jazz et percussions africaines à son flot. Repoussant ses limites à chaque nouvel album, il a collaboré avec Ben l’Oncle Soul, et depuis la sortie de son dernier album en mai 2012, on a pu découvrir un nouveau son électro venir bousculer ce son hip hop. Il l’a avoué lui même, il n’aime pas la facilité, et se lance sans cesse de nouveaux défis musicaux. Il travaille d’ailleurs déjà sur son prochain album (que nous guettons avec impatience).

 

On a aussi eu droit à des petits nouveaux, tels que Michaek Kiwanuka, qui a donné à la foule un peu de répit avec des ballades à la guitare folk. Assis sur la pelouse duMainsquare, en train de bronzer, les festivaliers ont pu découvrir celui que l’on compare déjà à Otis Redding (ne t’inquiète pas Otis, personne ne t’arrivera jamais à la cheville. JAMAIS).

 

TYP: « D.I.S.C.O « . Et pour clôturer le festival, la nouvelle sensation électro/pop venu d’Israël « The Young Professionals » dont le morceau « D.I.S.C.O. » va vous faire danser tout l’été en boîte de nuit (si ce n’est pas déjà le cas). Pour ma part, je n’accroche pas, ça y’est c’est dit, je l’ai avoué, je me sens ôté d’un poids, ça fait du bien!

 

En trois jours, le Mainsquare a réuni 75 000 festivaliers, dont 29 000 un jour de pluie battante et dans la boue ! Comme quoi, on ne recule jamais devant une excellente programmation, même si la météo est contre nous. Suffit d’enfiler un k-way ! On est effectivement loin des chiffres de Solidays (161 000), mais la différence se fait dans la programmation, l’éclectisme, et le nombre de scènes (Solidays compte 5 scènes différentes, contre 2 pour le Mainsquare). Tout ça pour vous dire que l’année prochaine, pourquoi ne pas tenter le Mainsquare ?! Et puis, vous choperez peut-être un coup de soleil comme nous ! Qui a dit qu’on ne bronzait pas dans le Nord ?!

Hela Khamarou

Visuels : (c) Hela Khamarou

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