Musique
La célèbre messe en si de J-S Bach au TCE (20/10/2012)

La célèbre messe en si de J-S Bach au TCE (20/10/2012)

21 octobre 2012 | PAR Kylhian Hildebert

Le choeur professionnel Arsys Bourgogne et l’orchestre Akademie für Alte Musik Berlin joignent leurs talents sous la direction de Pierre Cao pour nous proposer une oeuvre majeure du compositeur baroque. L’ensemble manque malgré tout d’homogénéité…

Oeuvre majeure de Jean-Sebastien Bach, la messe en si mineur (BWV 232) est une composition de longue haleine. Il est bien admis qu’une partie non négligeable de l’oeuvre de Bach est liée aux aléas de sa vie, et la messe en si ne fait pas exception ; trois périodes de création ont été requises pour achever l’ensemble de la messe : le Sanctus en 1724, le Kyrie et le Gloria sont repris d’une messe pour la cour de Dresde en 1733, le Credo quant à lui aurait été écrit vers 1747-49, soit peu de temps avant la mort du compositeur en 1750.

Il s’agit en effet d’un assemblage de parties diverses : de parties originales et de pastiches, de parodies qu’il a auparavant utilisées dans des pièces antérieures. Est-ce pour cela que l’ensemble joué sous la houlette de Pierre Cao allie les moments de pure beauté et d’autres plus monotones ?

En effet, l’ouverture est éclatante, l’ensemble ne cède pas à la facilité qui consisterait en une entrée en la matière beaucoup trop assourdissante ; c’est mesuré, le génie de Bach suffit à ce que le tout soit pénétrant. L’émotion est là ; la beauté aussi. L’arrivée des différents solistes (les deux sopranos Joanne Lunn et Katharine Fuge, l’excellent contrealto Matthew White, le ténor Thomas Hobbs et la basse Peter Harvey) change la donne. Certains étant particulièrement lumineux (c’est le cas pour Joanne Lunn et Matthew White) ils accaparent la scène et rendent de fait la prestation des autres solistes plus effacée.

Plus globalement, ce que l’on peut observer au sein des solistes peut être considéré comme une généralité durant les deux heures que dure la messe. Des parties d’un éclat incomparable côtoient des parties que l’on considéra comme “pauvres”. Malgré tout l’ensemble dirigé par Pierre Cao et dont la spécialité est justement la période baroque réussit une belle prestation et qui mérite amplement les acclamations diverses qui sont faites à son encontre.

Mendelssohn et Mantovani à la droite de Bach à la table d’Accentus, Laurence Equilbey et Sonia Wieder-Atherton
Le gigantisme acerbe de Wang Qingsong, aux éditions Thircuir…
Kylhian Hildebert

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