Electro
[Live report] Transe des enfers pour Gesaffelstein au Zénith

[Live report] Transe des enfers pour Gesaffelstein au Zénith

29 novembre 2014 | PAR Enora Le Goff

Hier, au Zénith de ParisGesaffelstein a offert un live sombre du haut de son autel, érigé par le public en Dieu de la musique.

C’est assez tard que, Gesaffelstein, toujours aussi dandy dans sa chemise blanche et costume noir a fait son entrée dans le zénith. Première cigarette qui s’allume et c’est le début d’une transe commune. L’intro se met en place, le public s’enflamme, dans l’attente de la musique pulsée. C’est avec « Viol » qu’il démarre et ce n’est pas pour rien, les jeux de lumière agressent tout autant qu’ils pénètrent votre rétine, les flashs épileptiques amènent la folie. D’une électro pointilleuse et complexe on avance de plus en plus dans une techno sombre. Gesaffelstein construit son live comme il construirait sa cathédrale ou ses parcours électriques que l’on voit apparaître derrière son autel, qui parfois se lève comme pour surplomber d’autant plus son public, déjà à genoux devant lui.

Jeune génie qui maîtrise la puissance de son électro dans son premier album Aleph, son live apparaît comme une messe géante où la communion se fait par la danse. Fermer les yeux pour écouter c’est déjà se priver de la lumière qui répond comme rarement à la techno du jeune Français. L’élégance de sa musique n’a d’égal que son costume, avec lequel il nous emmène tantôt dans les étoiles, tantôt dans l’infiniment petit du ressenti humain. De « Hate or Glory » il passe à « Poursuit », on se cherche, on se trouve, on se confronte à soi-même dans sa musique, pour finir, après (seulement) 1h15 de live, sans voix. Ce live restera d’une perfection « Nameless ».

Visuels (c) : Affiche du Zénith, photos Enora LG

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Enora Le Goff

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