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Agenda des soirées et festivals de juillet

Agenda des soirées et festivals de juillet

01 juillet 2018 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète, mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un été forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de cœur

Astropolis été, 24e édition, 6 au 8 juillet, Brest

Un pèlerinage essentiel, pour le cadre du samedi soir (les bois de Keroual), une ambiance extraordinaire, des têtes d’affiche fidèles (Laurent Garnier, Nina Kraviz), des résidents talentueux et surtout la volonté des organisateurs de garder intactes les valeurs de la techno, au sens large du terme. La rave demeurant rêve, l’espace d’un week-end au cœur du Far Ouest électro. Une magie à préserver, qui dure depuis bientôt un quart de siècle…

Pratique : www.astropolis.org

The Peacock Society, 6 et 7 juillet, parc floral, Paris

Amélie Lens, Charlotte de Witte, Daniel Avery, Floating Points (live), Jeff Mills, Laurent Garnier, Richie Hawtin, Mano le Tough, Tale Of Us : avec un tel line-up (non exhaustif bien sûr), ce rendez-vous dans un cadre idyllique n’en est que plus attirant. C’est même une gourmandise à savourer sans modération. Parmi les prestations à ne pas manquer, le live du petit génie Floating Points, dont les compositions ne laissent jamais indifférent. Reste aussi à voir si Richie Hawtin joue techno ou se complaît dans un set facile à la sauce Ibiza.

Pratique : www.thepeacocksociety.fr

Evasion festival, 3e édition, 6 et 7 juillet, Vaulx-en-Velin (Rhône)

4 scènes, 77 artistes, une plage, une programmation de jour comme de nuit, une affiche rassemblant notamment Rodhad, MCDE, Hilight Tribe (live), Jeff Mills, Kink (live) et Omar S. Il ne manque plus que l’assurance du soleil pour une réussite complète de cet événement à côté de Lyon. L’affiche très éclectique est en outre propice à attirer des publics qui n’ont pas toujours l’habitude de se côtoyer. Parmi les incontournables, l’ambiance si envoûtante de Hilight Tribe : une transe frissonnante, dans tous les sens du terme…

Pratique : www.evasionfestival.com

Calvi on the rocks, 6 au 11 juillet, Calvi (Corse)

Arnaud Rebotini, Dj Oil, Ivan Smagghe, Para One, Seth Troxler, Tale of Us, Etienne de Crécy dj set…Des plages à la citadelle, la cité balnéaire de Balagne aimante forcément des vacanciers attirés certes par le soleil et le farniente corse, mais aussi une programmation exigeante, capable de fédérer les clubbers pointus qui se déhancheront par exemple sur les sets du Marseillais dj Oil ou du plus Londonien des Français, le sélectif Ivan Smagghe. Au coucher du soleil, les souvenirs seront à tout jamais marquants…

Pratique : www.calviontherocks.com

Fête nationale par Paco Tyson, 14 et 15 juillet, Nantes et Rezé

Une fête nationale avec entre autres Aleksi Perälä et Paul Ritch, voilà qui change des défilés de musique militaire ! Les organisateurs du festival printanier Paco Tyson, qui a réussi à s’imposer en deux éditions seulement, avec cette année les têtes d’affiche Laurent Garnier et Ricardo Villalobos, ont eu une belle idée qui donne un coup de jeune au 14-Juillet. Le drapeau bleu-blanc-rouge sera aux couleurs électro pour une nuit multicolore…

Pratique : Transfert à Rezé et Warehouse à Nantes. Samedi, à partir de midi : de 11, 80 à 29, 80 euros. Dimanche, minuit- 8 h : de 16, 8 à 18, 80 euros.

Stone Moon 6, 20 au 22 juillet, Chapdes-Beaufort (Puy-de-Dôme)

Pour sa sixième édition, l’association Project Moon affiche un plateau roboratif mêlant psytrance, techno et chill out. Dans la partie techno, il s’agira de ne pas rater Suburbass (live), Electrobugz (live) et Laurent Ho. Ce dernier, référence depuis un quart de siècle dans le monde du hardcore et de la techno, n’a heureusement pas quitté les écrans radars, malgré la rupture avec ses anciens camarades d’Uwe. Inventif et passionné, le producteur et dj demeure un artiste rare et exigeant, avec des sets explosifs.

Pratique : du vendredi à 15 h au dimanche à 14 h. 40 à 50 euros. www.projectmoon.fr

Kolorz festival, 20 au 22 juillet, Carpentras

Neuvième édition, déjà, d’un événement qui a largement franchi les « frontières » du Sud. Quand on voit l’affiche de cette année (Boris Brejcha, Leo Pol, Laurent Garnier, Scan X, Popof…), on comprend aisément la réputation de ce festival de belle facture. Une réputation qui tient donc aussi bien au cadre, qu’au climat et cette capacité à attirer des prometteuses têtes d’affiche, comme Laurent Garnier venant en voisin, avec son camarade de jeu Stéphane Dri (Scan X).

Pratique : www.kolorzfestival.com

Jack in the Box, vendredi 27 et samedi 28 juillet, Marseille

Avec Vince Watson, Orlando Voorn, Paul Nazca, Matthew Dear, Paranoid London en autres, le festival de Jacques Garotta, alias Jack de Marseille, fait une fois de plus un sans-faute côté programmation. Sur le toit de la friche Belle de Mai, puis dans le Cabaret Aléatoire, dans la douceur de l’été sudiste, les amateurs de bons sons techno ne seront pas déçus par un déplacement qui s’annonce sous les meilleurs BPM…

Pratique : à partir de 17 euros, friche Belle de Mai.

Nuits au château de Ketrgrist, vendredi 27 et samedi 28 juillet, Ploubezre (Côtes d’Armor)

Les châteaux sont parfois hantés, moins par les fantômes que les musiciens. C’est le cas en Bretagne et pas seulement à Concarneau, autrefois siège d’Astropolis qui y délègue encore sa Spring chaque printemps. Au cœur des Côtes d’Armor, celles et ceux qui n’ont pas peur des apparitions seront ainsi ravis d’aller écouter Johannes Heil (live), Spencer Parker, Voiron, Blutch…

Pratique : 21 h à 8 h 30 le vendredi, 14h-19 h et 20h-9 h le samedi.

Résonance, 26 au 29 juillet, Avignon

Il n’y a pas que le pont et le théâtre dans la cité des Papes, mais aussi un excellent festival qui fête en 2018 sa dixième édition, conjuguant musique d’aujourd’hui et patrimoine. Au sein d’un line-up très fourni, les amateurs éclairés ne manqueront pas la house classieuse de Point G, le set forcément groovy de Dyed Soundorom (sans ses deux camarades d’Apollonia) et l’électro hypnotique de Chloé, artiste aux projets aussi divers qu’enthousiasmants.

Pratique : www.festival-resonance.fr

Vendredi 6 juillet, Death in Vegas tour, Rex club, Paris

Auteur du tube intemporel « Rocco », remixé par Dave Clarke, Death in Vegas, alias Richard Fearless, sera aux commandes du temple parisien des musiques électroniques pour montrer qu’il sait aussi jouer des platines, comme il l’a prouvé lors d’une Boiler Room. Et comme si cela ne suffisait pas, il sera accompagné de Louisahhh, aussi à l’aise en production qu’en dj set exigeant et éclectique. Avec aussi Oko DJ.

Pratique : à partir de minuit, 13, 70 euros. 5 boulevard Poissonnière, Paris X.

Vendredi 6 juillet, Speedy J, Fjaak live, Concrete, Paris

Adepte d’une techno martiale dans les années 90, le Hollandais a depuis baissé le tempo, comme beaucoup de producteurs de sa génération, et ne dédaigne pas se produire en duo avec l’Allemand Chris Liebing, sous le pseudo Collabs 3000. Mais ce soir, il sera en solo, ce qui ne gâche rien, vu son talent et son expérience de vétéran pour entraîner le dancefloor exigeant de la péniche parisienne, dont certains habitués n’étaient pas encore nés à l’époque des premiers essais de Jochem Paap. Une utile séance de rattrapage !

Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures, 14 euros.

Vendredi 6 juillet, Legowelt, Ron Morelli, Low Jack, Rex club, Paris

Assister à une prestation du Hollandais Legowelt, auteur du fameux « Disco Rout », c’est non seulement prendre un grosse claque sonore, mais constater que le producteur est demeuré fidèle à des sons rave, creusant un sillon personnel et original qui en font un artiste sans cesse inspiré et à la trajectoire parfaitement cohérente. Il faut, pour tout passionné des musiques électroniques, avoir au moins vu une fois son live…

Pratique : à partir de minuit, 12 à 15 euros. 5 boulevard Poissonnière, Paris X.

Samedi 7 juillet, Ellen Allien, Voiski live, Concrete, Paris

A l’instar d’Anja Schneider ou de Monika Krüse, la responsable du label B Pitch est depuis longtemps déjà une des plus dignes représentantes de la musique électronique outre-Rhin. Qu’elle produise en solo ou avec Apparat, Ellen Allien a su aussi se tailler une réputation en dj set, arpentant les clubs et les festivals du monde entier, avec une inlassable régularité depuis plus de deux décennies. Une longévité dont l’enthousiasme n’a jamais été entamé.

Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures, 14 euros.

Dimanche 8 juillet, Sunset Society, summer édition, Richie Hawtin, le Sucre, Lyon

Faut-il encore présenter le quadra Canadien surdoué, producteur légendaire sous son alias Plastikman, chercheur inlassable aux machines et dj aussi à l’aise dans les festivals underground que sur les plages d’Ibiza ? Après un quart de siècle de carrière, Richie Hawtin fait parfois le grand écart, surprend moins qu’avant, mais demeure capable d’envolées mémorables. Avec aussi Didier Largemain et Hubbe Ndz Maschine.

Pratique : 50, quai Rambaud, Lyon II.  18 h 30- 1 h, 25 euros.

Vendredi 13 juillet, Agoria, la Clairière, Paris

Dans un écrin de verdure épargné par la grisaille, l’ex-Lyonnais désormais installé à Paris jouera donc à domicile pour une nuit qui promet d’être éclectique, avec un niveau de mix qui a fait la réputation de ce dj, producteur et patron de label surdoué. Enchaînant les dates comme les albums, Sébastien Devaud ne baisse jamais la garde, avec une marque de fabrique simple : collaborer avec les meilleurs, faire danser les gens et avoir le sourire. Un tiercé gagnant. Avec aussi Sacha Rudy, LKF Project.

Pratique : 1, carrefour de Longchamp, Paris XVI. A partir de 15 euros, dès 22 h 30.

Vendredi 13 juillet, Rooftop & Insomnia, Raresh et Petre Inspirescu, Marseille

Parfois décriée, la minimale roumaine a ses adeptes qui ne rateront donc sous aucun prétexte cette programmation dans un cadre unique, au port de la cité phocéenne, avec une vue parfaite sur l’ensemble de la baie. En dégustant un petit rosé bien frais pour supporter la chaleur et danser sur le mix d’un duo terriblement efficace. S’il faut un peu de temps pour bien rentrer dans leur tempo, une fois en place, la machine est prête pour l’emballement général… Avec aussi Marwan Saab.

Pratique : les Terrasses du Port, 9 quai du Lazaret, Marseille II. 19 h-2 h. A partir de 10 euros.

Samedi 14 juillet, Chez Damier, Jamie 3 : 26, Rex club, Paris

Evénement house exceptionnel pour une nuit qui promet d’être gorgée de voix et de percussions, avec notamment la légende américaine Chez Damier, toujours une référence en matière de production depuis les années 90. Avec ce colosse, c’est l’assurance de passer une soirée mémorable, délicieusement chaloupée et sensuellement rythmée. Suffisamment rare en France, il ne faut donc pas rater cette venue.

Pratique : à partir de minuit, 12 à 15 euros. 5 boulevard Poissonnière, Paris X.

Samedi 14 juillet, Seth Troxler, Apollonia, Jackmaster, Concrete, Paris

Dure choix entre le Rex et Concrete avec deux belles affiches de house music pour la Fête nationale. Avec la coqueluche des platines, le fantasque Seth Troxler, qui sait mieux que personne emballer un dancefloor en quelques minutes. L’Américain sera notamment accompagné du trio français composé de Dan Ghenacia, Shonky et Dyed Soundorom qui fait les beaux jours de la house tricolore à travers le monde. Deux bonnes raisons de tanguer sur la péniche pour une folle mise en Seine.

Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures, 12 euros.

Vendredi 20 juillet, Crossover Summer Vinyles Party, Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes)

Ollie Teeba (The Herbaliser), Jon More (Coldcut), Dj Woody, Selecter The Punisher. Dans un cadre enchanteur, à deux pas de Nice, si la météo ne joue pas les perturbateurs, cet après-midi promet de belles sensations avec des djs dont le CV s’apparente à un annuaire. Deux représentants de groupes mythiques comme The Herbaliser et Coldcut, voilà qui ne se refuse pas quand on aime la diversité sonore en première classe.

Pratique : à partir de 16 h, 15 à 20 euros. Jardin de la paix.

Vendredi 20 juillet, I Boat, Legend, Dave Clarke, Bordeaux

Le nom de la soirée porte parfaitement son nom quand on reçoit le « Baron » de la techno en personne. L’Anglais installé à Amsterdam, derrière son air bourru, demeure le fer de lance d’une techno métallique, sombre, puissante, n’ayant jamais cédé ni aux modes, ni à la facilité. Avec une technique exceptionnelle héritée du hip hop, à coups d’effets ravageurs, Dave Clarke reste aisément en haut de l’affiche. Et il n’est pas prêt de la quitter… Avec aussi Paolo Cortes et FNK.

Pratique : à partir de 23 h 45, quai Armand Lalande, bassin à flot n°1. Prévente : 10, 50 euros.

Samedi 21 juillet, Texture présente TXTR II, Rennes

Trois scènes, dont un chill out et des djs comme Antigone et Ben Sims… Déjà bien fournie en festivals en tous genres, Rennes va vibrer durant l’été avec cette grosse machine à danser qui invite l’un des meilleurs djs techno en la personne de Ben Sims. Etonnamment rare en France alors qu’il mixe et produit des titres redoutables depuis les années 90, ce technicien hors pair a le don de transformer un mix en aventure sonore époustouflante. Jamais linéaire, jouant si bien des effets comme des voix et du kick.

Pratique : parc de la Prevalaye. A partir de 25 euros.22 h- 6 h.

Samedi 21 juillet, Cassius, la Clairière, Paris

Le duo Cassius (Philippe Zdar et Hubert Boom Bass), auteur de l’imparable tube « I love you so », fait les beaux jours de la French Touch depuis plus de deux décennies. En production comme en dj set, le duo est une redoutable machine à danser qui a cette capacité inlassable à retourner un dancefloor avec un éclectisme et une ouverture d’esprit que le temps n’a jamais réussi à entamer. Leur enthousiasme communicatif fait ainsi toujours plaisir à voir. Avec aussi The Swiss et Claap ! & Santana.

Pratique : 1, carrefour de Longchamp, Paris XVI. A partir de 15 euros, dès 22 h 30.

Vendredi 27 juillet, Open Minded party : Terrence Parker, Merachka, Glazart, Paris

La plage la plus célèbre de Paris, à deux pas du périphérique, va résonner de la plus belle des manières avec l’un des meilleurs djs house, accompagné de la voix de l’un de ses nombreux tubes. Même s’il abuse parfois du scratch, l’Américain sait comme personne livrer un set ambitieux, généreux et donnant le sourire au plus déprimé des pessimistes. Il faut au moins avoir entendu une fois dans sa vie celui qui se sert d’un combiné de téléphone comme casque…Avec aussi Mr Raoul K, Mézigue, brAque.

Pratique : 15, avenue de la porte de la Villette, Paris XIX. 21 h- 7 h, gratuit avant 22 h, puis 12 à 15 euros.

Samedi 28 juillet, 25 ans de Kompakt, Michael Mayer, Gui Boratto, la Clairière, Paris

Voilà un quart de siècle que le label de Cologne se construit une image et un parcours unanimement respectés dans le monde entier. A sa tête, celui qui est aussi un excellent dj, le francophile Michael Meyer, dont les sets sont toujours une merveilleuse et délicate aventure. Comme si cela ne suffisait pas, il sera accompagné d’une des pépites de son catalogue, le Brésilien Gui Boratto, dont les mélodies profondes et sensibles ont bercé tant de nuits… Avec aussi Reinhard Voigt en live.
Pratique : 1, carrefour de Longchamp, Paris XVI. A partir de 12 euros, dès 22 h 30.

(Photos : Rodolphe Peté)

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