Classique

David Kadouch joue Mozart et Liszt sous le dôme des Invalides

David Kadouch joue Mozart et Liszt sous le dôme des Invalides

01 décembre 2017 | PAR Bénédicte Gattère

Le jeune et brillant pianiste niçois David Kadouch a offert à son public un programme parfaitement calibré ce soir-là. Invité du Cycle « Lauréats des Victoires de la Musique Classique », il se produisait à la cathédrale des Invalides en compagnie de l’Orchestre de chambre de Toulouse, dans le cadre de la Saison musicale du Musée de l’Armée

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« Révélation instrumentale » des Victoires de la Musique Classique 2010, David Kadouch s’impose par son naturel, sa simplicité, et bien sûr, son talent. Concertiste d’exception, il s’est produit dans les plus grands festivals, de Verbier à La Roque d’Anthéron. Il joue également de manière régulière avec des orchestres étrangers réputés, de l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich à l’Israel Philharmonic. Pour le concert donné le 28 novembre aux Invalides, en la cathédrale Saint-Louis, il était accompagné de l’Orchestre de chambre toulousain, habitué à se produire aux côtés des plus grands solistes, tels que le violoncelliste Gautier Capuçon, la soprano Nathalie Dessay ou la pianiste Anne Queffelec. Dirigé par Gilles Colliard, il a soutenu avec brio le jeune pianiste.

La soirée débutait avec Mozart, par l’Adagio K. 546. L’ensemble du public ainsi plongé dans la belle musique dès les premières minutes a ensuite pu suivre le moment plus introspectif proposé par le programme : Franz Liszt avec sa Malédiction (S.121). Ce morceau expressif est aussi un morceau de bravoure. Au moment de son exécution, David Kadouch a su montrer l’étendue de son jeu, virtuose, tout en affichant une forme de sobriété –si cela est toutefois possible avec Liszt, lui-même pianiste virtuose et amateur d’exercices pianistiques diaboliques ! En alternance, le compositeur hongrois et le compositeur autrichien se répondirent en deuxième partie de concert. Le Divertimento n°1 en ré majeur (K.136) reprenait l’élan du premier morceau continué ensuite par Liszt dans un morceau tout aussi impétueux que la Malédiction mais plus doux dans ses accents, le Concerto pour piano n°1 en mi bémol majeur (S.124). L' »Allegro marziale animato« , dernier mouvement du concerto, mis tout le monde d’accord pour repartir le cœur en fête, et avec l’envie de revenir aux Invalides, qui, décidément présente des concerts de grande qualité, avec cette volonté de mettre en avant les jeunes talents.

Visuel : © Brice Devos

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Bénédicte Gattère
Étudiante en histoire de l'art et en études de genre, j'ai pu rencontrer l'équipe de Toute la culture à la faveur d'un stage. L'esprit d'ouverture et la transdisciplinarité revendiquée de la ligne éditoriale ont fait que depuis, j'ai continué à écrire avec joie et enthousiasme dans les domaines variés de la danse, de la performance, du théâtre (des arts vivants en général) et des arts visuels (expositions ...) aussi bien que dans celui de la musique classique (musique baroque en particulier), bref tout ce qui me passionne !

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