Chansons

[Live report] Thomas Dutronc invite son public à participer à un boeuf tendre à la Nouvelle-Eve

[Live report] Thomas Dutronc invite son public à participer à un boeuf tendre à la Nouvelle-Eve

13 mars 2014 | PAR Yaël Hirsch

En concert du 10 au 26 mars dans le cadre feutré du cabaret chic de Pigalle, Thomas Dutronc en profite pour tester les chansons de son prochain album sur un public qui rosit de bonheur. Un des concerts les plus chaleureux et détendus du printemps parisien.

[rating=4]

Entouré d’un banjo, d’une basse et d’une autre guitare que la sienne, Costard et lunettes de mafieux, élégant comme dans la pub Cerruti, Thomas Dutronc a commencé le concert qu’il a présenté comme un test des nouvelles chansons de son album sur un public plus que partant. Avec humour et un charisme de plus en plus marqué sur scène, il rappelle les conditions de composition des chansons, volontiers sur la terrasse ou dans la cuisine, immuablement devant un verre de vin rouge et en Corse, l’été.  Après une séquence crooner romantique sur l »herbe tendre, le hit de la saison est annoncé avec une composition de David Chiron dans le style nonchalant que le chanteur a hérité de son père: « Je m’en fous de tout ». Un  petit « Blues du rose » et le « Titi » de Pigalle commence à envoyer les vannes qui culminent avec « Comme Archmède » crochoté dans un micro rétro et tapoté au crayon qui cherche les métaphores les plus plates et/ou farfelues pour décrire l’amour. Derrière le débraillé : un son calé au millimètre qui éclate lors des envolées de Django qui ponctuent les chansons.

Dans la deuxième partie de soirée, le rythme s’emballe avec des titres manouches et une série de reprises de Jacques Dutronc (notamment « la jolie chanson au texte salace » : « A tout berzingue ») où les filles sont incitées à danser sur scène avec les quatre musiciens. Et quand Thomas Dutronc reprend « J’aime plus Paris », c’est la liesse et la chanson n’en finit plus! C’est vrai qu’on resterait bien toute la soirée à boire des verres de vin rouge et donner quelques retours aguerris sur sa musique au sympathique chanteur qui ne rate pas une occasion de mettre en avant ses musiciens… Mais même à Pigalle le jour se lève et l’on quitte la Nouvelle Eve bien avant minuit, avec l’impression d’avoir à la fois écouté de l’excellente musique et passé une soirée sympathique entre potes…

visuels : affiche et photos © yaël hirsch

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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