Musique

Live Report: Hocus pocus, y’a pas que le nom qui est magique

21 mai 2010 | PAR Tristan Karache-Prudent

Jeudi soir de 21h aux environs de 23h30, Kalash et Hocus Pocus ont donné un concert au centre culturel Paul Bailliart à Massy dans le 91.

La première partie était assurée par Kalash, un groupe arrivée sur scène de manière bourrin tentant de créer un style entre le Rap, la punk et le rock. Composé d’un guitariste imbibé d’alcool, d’un rappeur un peu dingue et d’un second guitariste modéré style métalleux, le groupe a tenté de réveiller le public fraichement débarqué. Seulement, l’impact est trop violent et la performance n’a pas été apprécié par toute l’assistance. Heureusement, les chansons aux textes intéressants et provocateurs sont tout de même pas trop mal accueillis. Les excès du punk avec le guitariste déjanté, le flow quasi-ininterrompu du rappeur et les riffs de guitares miraculeux au milieu de ce mix ont offert un show surprenant et inhabituel aux spectateurs. Le mélange des genres était difficile à digérer. Après 40 longues minutes, les Kalash sont sortis de scène avec un guitariste explosant le trépied d’un micro. Geste signifiant: Punk is not dead !

Dés l’arrivée d’Hocus Pocus, l’ambiance change radicalement. Se plaçant dans le noir aux différents endroits de la scène sous les applaudissements du public, le groupe se prépare pour le concert. Le son et la lumière s’associe pour ce lever de rideau. Ils démarrent fort avec l’un des tubes qui a fait leur renommé, « J’attends » à la différence près que celui-ci est repris dans un remix orchestré à la perfection. Ensuite le titre « WO OO » est lancé avec le chanteur 20Syl qui mitraille son texte avec clarté entre deux « wohohoo » scandés par le public sous l’égide des cuivres.

Après une entrée en matière explosive, Hocus Pocus à l’image de l’intégralité du concert sollicite le public pour la chanson « Onedon ». Ravi de pouvoir exercer en toute tranquillité ses talents artistiques, le public ne se fait guère prier. Et c’est dans une ambiance proche des séances de gospel américaine que la communion quasi-divine a opéré. Pendant un peu moins de deux heures, l’impression de se retrouver dans un café de jazz puis à un concert hip-hop ou soul a permis au public de voyager dans l’esprit d’un mélomane.

La performance scénique est incroyable. Hocus Pocus sur scène n’a rien à voir avec les chansons des albums. Les arrangements sont totalement différents. On a l’impression que l’improvisation s’immisce partout comme si le spectacle et les chansons se créaient à l’instant. Pour présenter les différents protagonistes à la fin du concert, le chanteur les invite à improvisation, du guitariste au Dj en passant par les cuivres, chacun effectuant une performance des plus incroyables. Les yeux écarquillés par ce talent, le public ne peut qu’applaudir.

Il faut tout de même l’avouer, le leader 20syl  enflamme le public grâce à ses compositions ainsi qu’à sa gestuelle à la limite de la chorégraphie hip-hop. Il demande quelque chose et le public obéit, lorsqu’il demande à tous de « jumper », tout le monde se met à sauter, de la fosse au balcon (bien évidement pas du balcon à la fosse). A la manière des Stones, il se jette dans le public et fait un petit tour porté par la foule.

En somme pour tous ceux qui ne les auraient pas encore adoptés ou vus pour le moment, il est impératif d’aller les voir.

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Tristan Karache-Prudent

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