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Des journalistes tués à Homs, en Syrie

Des journalistes tués à Homs, en Syrie

23 février 2012 | PAR Clementine Athanasiadis

Mercredi 22 février, deux journalistes, Rémi Ochlik et Marie Colvin, ont été tué  à Homs en Syrie. D’autres journalistes également présents ont été blessés.

La tragédie a eu lieu mercredi dans le quartier rebelle de Baba Amro, encore tenu par des centaines d’opposants au régime de Bachar al-Assad. Alors que les bombardements ne cessent de retentir depuis deux semaines, Marie Colvin, envoyée spéciale pour le journal britannique Sunday Times et le jeune photoreporter pour Paris Match, Rémi Ochlik étaient présents pour couvrir les évènements. Ils tentaient de fuir le centre de presse dans lequel ils se trouvaient avant d’être touchés par le lancement de roquettes. Si les autorités syriennes se refusent de porter le chapeau prétextant ne pas avoir été au courant de la présence de journalistes occidentaux à Homs, le témoignage de Jean Pierre Perrin, journaliste à Libération, permet d’en douter. Celui-ci présent au Liban, affirme qu’une communication entre officiers de l’armée syrienne interceptée par un officier libanais recommande de tuer tout journaliste présent sur le territoire ou près de la frontière. Dans le but ensuite de faire croire que ceux-ci sont morts suite à des combats entre groupes terroristes. De plus, une fois le centre de presse détruit, il n’est plus possible pour les journalistes de savoir ce qui se passe à Homs, comme le souligne Jean- Pierre Perrin.

D’autres journalistes étaient présents avec Rémi Ochlik et Marie Colvin lors de l’attaque. Dont les Français Édith Bouvier, grand reporter au Figaro et les photographes  William Daniels et Paul Conroy.

Pour Le Nouvelobs.com, Céline Lussato a interviewé Jacques Bérés, chirurgien français et co-fondateur de Médecins sans Frontières, qui opère à Homs. Il fait état de la situation dramatique dans le quartier  de Bab Amro où sont décédés les deux journalistes. Selon lui, le « quartier commence à ressembler à Beyrouth pendant la guerre. Il y a des voitures qui flambent, des immeubles qui flambent, des trous dans les murs des maisons et beaucoup, beaucoup de blessés, à la fois des combattants de l’armée libre de Syrie mais majoritairement des civils, hommes, femmes et enfants ». Une vidéo d’Édith Bouvier demandant de l’aide au plus vite, circule également en ce moment.

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Clementine Athanasiadis

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