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Chronique de Cannes : retour des 70’s

17 mai 2009 | PAR Jeremy

Au glamour festoyant, la scène cannoise préfère-t-elle cette année la retenue aristocratique ? Les mœurs n’ont guère changé. La crise impose aux stars un minimum de décence. Aussi, soirées et cocktails – volontairement discrets – restent quasi-secrets, au moment où le public attend du rêve fastueux et sans complexes. En apparence, l’atmosphère du Festival est différente ; si peu. L’insouciance hippie a remplacé le bling-bling innocent, le calme côtier étouffe le luxe irrévérencieux, les réalisateurs talentueux occultent les acteurs vedettes. Ce n’est pas un hasard si 69, l’année des frasques sexuelles du provocant Gainsbourg, est à l’honneur avec Taking Woodstock d’Ang Lee. Les quarante années qui séparent le plus grand festival de tous les temps et le plus attendu festival du monde ne sont rien. Les 500.000 hippies incongrus qui débarquèrenttaking_woodstock021 dans un patelin de New-York sont à l’image des vedettes capricieuses assaillant la Croisette. L’Amérique profonde des classes moyennes fut secouée par ce ramdam libertaire comme les retraités de Cannes redoutent l’explosion de la quinzaine. Ce sont les mêmes businessmen, qui arrosèrent de liasses de dollars les autochtones en 69 et s’ébrouent désormais à régler leurs notes de frais. Aucun cynisme, car Taking Woodstock se présente comme une comédie plaisante mais linéaire, laissant flotter une odeur de plaisir poli qui aura eu le mérite de ravir les spectateurs en quête de fantasmes adolescents.

Jérémy Collado

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