Arts

Urban ping pong

17 mai 2009 | PAR Erwan

Seven diamonds, Didier CourbotLa galerie Fernand Léger accueille son exposition annuelle dédiée à l’architecture et notamment à la place de l’Art dans l’Espace Urbain : Urban Ping Pong. Trois artistes se répondent d’où le nom « Ping Pong ».

Didier Courbot est un artiste qui modifie les petites choses du quotidien. Il repère des détails de notre environnement qui auraient pu être modifiés, pensés différemment, et il répare, fixe, arrange, améliore, pour donner un autre sens à la vie des villes. Il joue sur des nuances de l’architecture et témoigne de la présence créatrice de l’homme dans un monde socialement normalisé. Sa palette de photos est un peu triste, sans éclairage, mais elle dégage un sentiment d’humilité, celle de l’artiste au milieu de la foule. Il n’est pas témoin. Il est l’acteur futile de l’amélioration des villes.

Dans une seconde salle, le même Didier Courbot a fait venir ses objets personnels pour occuper les lieux. Chaque jour jusqu’au jour du vernissage, jusqu’à la dernière minute précédant l’ouverture de l’exposition, l’artiste a travaillé sur la disposition de ses objets pour donner un résultat surprenant. A voir donc… Décrire c’est déflorer.

Dans la grande salle du centre d’art, Eric Hattan reprend tous les objets qu’il trouve sur place (comme le faisait Jeune Fille Orrible à la Maison Populaire de Montreuil) pour recréer une atmosphère unique, une ambiance de noctambule. Une grande scène est ainsi dressée en entrant dans l’espace, la lumière est feutrée, un bruit métallique raisonne et donne un sentiment de solitude. Enfin, l’association Entre-deux présente quelques quatre-vingt quatre propositions d’oeuvres que le « visiteur peut activer dans les lieux publics ». Ces projets sont autant de rêves, de projets, conduis par des artistes de renom. Et si l’on vous donnait la possibilité de créer à la hauteur de vos ambitions ? Cela ressemble à une question présentée à des élèves d’école primaire, sauf qu’elle est posée à des artistes qui chaque jour réfléchisse au sujet.

Durant toute la période où la galerie Fernand Léger est fermé, le Crédac, avec qui elle partage l’espace d’exposition continue d’exister « virtuellement » via Internet . Royal Garden est ce lieu magique où des artistes tels Raphaël Zarka (Il est partout), Maria Thérésa Alves, invités par Etienne Bernard et Claire Le Restif, continuent de faire vivre un art expérimentental.

On ne s’étonnera de voir une telle émulation à Ivry, dans la ville ping-pong ou près de 80 oeuvres d’art contemporain  sont intégrées au paysage urbain, l’occasion d’une belle promenade. La météo

Erwan Gabory

Urban Ping Pong, jusqu’au 14 juin

Centre d’art contemporain d’Ivry, le Credac/Galerie Fernand Léger

93, avenue Georges Gosnat 94200 Ivry/seine 01 49 60 25 06

C’est gratuit. Mais la gratuité c’est le prix de nos impots, alors autant en profiter…

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Erwan

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