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Science-Fiction, Polar, Roman, des livres qui ne vous décevront pas à emporter en vacances !

Science-Fiction, Polar, Roman, des livres qui ne vous décevront pas à emporter en vacances !

30 juin 2017 | PAR Jérôme Avenas

Au moment de boucler les valises et même si l’on considère les livres comme une priorité, des choix s’imposent. Polar, fresque romanesque ou science-fiction, voici trois livres (cinq, en fait …) qui ne vous décevront pas. Les glisser dans vos bagages, c’est la certitude de grands moments de lecture. 

POLAR : James Runcie, Sidney Chambers et les périls de la nuit, Traduit de l’anglais par Patrice Repusseau, Éditions Actes Sud, juin 2017, 336 pages, 22,80€ ou 14,99€ (numérique).

Dans la grande tradition anglaise des « mystery books », les enquêtes de Sidney Chambers, prêtre anglican dans le Cambridgeshire des années 50, ont le charme et la sophistication d’un genre pour lequel les britanniques excellent. Si les personnages suivent une trajectoire, pages après pages, le volume est composé de plusieurs enquêtes indépendantes qui peuvent se lire l’une après l’autre, avec lenteur, délectation même. James Runcie jongle avec indices, fausses-pistes et autres ingrédients du « mystery » avec une grande dextérité. Le personnage principal,  amateur de jazz, empêtré dans des choix sentimentaux cornéliens (on est très loin du célibat des prêtres catholiques romains) est touchant, attachant. Les enquêtes écrites par James Runcie ont été adaptées par la télévision anglaise sous le titre « Grantchester » et diffusées en France (France 3) depuis 2015. À noter que simultanément, Actes Sud publie en Babel (collection de poche) le premier volume « Sidney Chambers et l’ombre de la mort ». On emporte donc les deux dans sa valise. Sans hésiter.

SCIENCE-FICTION : Matt Suddain, Théâtre des Dieux, Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Sara Doke, Au Diable Vauvert, avril 2017, 688 pages, 27€.

Théâtre des Dieux est un livre monstrueux, donc baroque, donc beau. « Oh je sais, je sais, je sais, c’est l’enfer à comprendre » semble nous dire à chaque chapitre un auteur virtuose qui a si bien intégré les codes du genre SF, Fantasy et Aventure qu’il en livre une synthèse à la fois parfaite et déroutante. Et tellement dépaysante ! Les vacances est le moment idéal pour se plonger dans un ouvrage d’une telle densité. Que l’on ne s’y trompe pas, cependant, le Théâtre des Dieux, s’il ne ressemble à rien de connu, reste une réussite totale qui vous emportera dans un tourbillon ébouriffant. Le point de départ, si l’on peut dire, est la recherche d’une autre dimension par Francisco Fabrigas, personnage hybride, solaire, sorte de scientifique joyeusement fou. De là démarre le livre-promenade à un rythme débridé. Le texte trekke dans une forêt de références, de mondes mystérieux, de personnages fascinants jusqu’à une fin pied de nez, superbe qui vous laisse sans voix.

FRESQUE ROMANESQUE : Virginie Despentes, Vernon Subutex 1-2-3, Éditions Grasset, 2015-2017, 400 pages (vol 3), 19,90€

Que dire sinon que la parution du troisième et dernier volume est l’occasion, de découvrir ou de relire la fresque hénaurme que constitue ce Vernon Subutex. Ancien disquaire en faillite, Vernon Subutex se retrouve à la rue. Gardien d’un testament sonore d’Alex Bleach, star du rock, lequel est convoité par plusieurs personnes, il se trouve vite recherché et mis à l’abri par un groupe d’amis qui deviennent vite des fans, fascinés par un don de DJ hors du commun. L’empathie de Virginie Despentes est prodigieuse. Elle parvient à donner corps, par le langage, à des êtres que l’on a tous croisé ces dernières années, que l’on a écouté, exaspéré ou fasciné. On cite souvent des écrivains du XIXème siècle pour tenter des parallèles avec l’une des meilleures écrivaines du moment, et c’est vrai… Il y a du Balzac, il y a du Zola aussi (un art du portrait). Vernon Subutex bouscule et dérange, comme toute l’œuvre de Virginie Despentes. Il y a – quoi ? – 1200 pages en tout dans cette fresque qui marquera son époque, et bien on en voudrait encore et encore.

 

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Jérôme Avenas

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