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« Le Mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux : Le presbytère n’a rien perdu de son charme

« Le Mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux : Le presbytère n’a rien perdu de son charme

19 novembre 2018 | PAR Julien Coquet

Pour son trentième anniversaire, Omnibus réédite pour la première fois en quasi-fac-similé l’édition illustrée du classique de Gaston Leroux parue chez Lafitte en 1910.

Il est des grands classiques de la littérature policière que chacun a lu, ou que chacun doit lire : Le Chien des Baskerville de Conan Doyle, Le Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie, Le Dahlia noir de James Ellroy et… Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux. Publié d’abord en feuilleton en 1907 (cette forme de publication était très courante à l’époque, pensons notamment à Dumas et à Eugène Sue), ce classique du crime en chambre close est publié chez Lafitte en 1910, édition agrémentée de 43 dessins au trait et de 13 planches hors texte signées du grand illustrateur Simont.

Le jeune reporter Joseph Rouletabille, dont c’est la première enquête, se rend au château de Glandier, accompagné de son fidèle ami Sainclair, narrateur de l’histoire. Incompréhension des deux personnages face à l’impossible : Mathilde Stangerson, fille du célèbre physicien, est retrouvée inanimée dans une chambre fermée à clef et dont les volets sont clos. Par qui a-t-elle été attaquée et comment l’assaillant s’est-il enfui ? Une véritable joute intellectuelle afin de découvrir la vérité se joue alors entre Rouletabille et Frédéric Larsan, célèbre enquêteur de la police française.

L’intérêt de cette édition, outre de faire redécouvrir un classique du genre, réside dans le dossier de Philippe Mellot et François Sanmillan. Le premier article liste les maîtres du crime impossible de 1838 à 1945, d’Edgar Allan Poe à Marcel F. Lanteaume en passant par John Dickson Carr. « Hissé par Gaston Leroux au rang de passage obligé pour la plupart des auteurs de roman policier, le thème du crime impossible voyait son âge d’or s’achever avec la mise à l’index du roman classique « à l’anglaise » et le triomphe du polar noir américain ». Très illustrés aussi, les deux autres dossiers présentent une biographie précise de Gaston Leroux et une bibliographie provisoire du romancier, de ses romans à ses pièces de théâtre sans oublier les adaptations des œuvres (notamment Le Fantôme de l’Opéra) en ballet, comédies musicales, bandes dessinées, etc.

Le Mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux, Omnibus, 384 pages, 32 euros

Visuel: Couverture du livre

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