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Livres jeunesse : La reine des bisous et Prince Arthur et princesse Leïla

Livres jeunesse : La reine des bisous et Prince Arthur et princesse Leïla

29 décembre 2010 | PAR Sonia Dechamps

Derniers jours de vacances, quelques nouveaux conseils littérature jeunesse autour d’un thème que les lecteurs assidus de toutelaculture.com connaissent bien : les princesses. Deux livres à la couverture rose et au contenu tout à fait charmant.

« La reine des bisous », c’est l’histoire d’une jeune princesse en manque de marques d’affection. Sa mère, trop occupée pour lui en donner, lui prête son bel avion rouge et l’encourage à partir à la recherche de la reine des bisous.
La princesse part donc à l’aventure ; elle parcourt les airs et rencontre des figures féminines assez hautes en couleurs : la reine des gâteaux – qui lui montre comment « devenir experte en pâtisserie » -, la reine des chats, la reine des jouets, la reine des fleurs et la reine de la nuit. Mais nulle trace de la reine des bisous. Avec chacune de ces femmes, la princesse passe un bon moment puis repart avec l’espoir de trouver enfin la reine qu’elle recherche ; ces rencontres sont autant d’occasions – pour le lecteur – de visiter des palais et des jardins magnifiques, de découvrir différents mondes magiques.
De son côté, dans son palais, la reine s’ennuie de sa petite fille. Alors que les aventures de la princesse sont scandées par des couleurs vives, le lecteur peut ainsi voir – dans une petite illustration de bas de page – une reine aux couleurs bien pâles.
Il faudra que la princesse se fasse lire une histoire par la reine de la nuit, l’histoire d’une « reine qui se sentait très seule dans son palais », pour qu’elle réalise que sa mère lui manque, qu’elle rentre chez elle se faire accueillir par… des bisous.
« La reine des bisous » est touchant par ce qu’il montre d’une relation mère-fille ; cette reine qui n’a pas de temps pour sa princesse, mais qui l’encourage à partir seule à la recherche de ce dont elle a besoin. Et qui, encourageant sa fille à faire ses propres découvertes, en fait elle-même ; ce dont elles ont toutes les deux besoin, c’est d’être ensemble. Touchant oui, mais sans être niais. Un bien joli conte raconté et dessiné par Kristien Aertssen.

« La reine des bisous » de Kristien Aertssen à l’Ecole des loisirs – Pastel
Sorti en 2002 – 13,50 euros
Existe en petit format à 5,50 euros

Même dessinatrice – images aussi agréables, douces et colorées – mais textes de Béa Deru-Renard, « Prince Arthur et princesse Leila » est un album sur la tolérance qui joue sur les « rôles traditionnels » dévolus aux hommes et aux femmes.
Le prince Arthur a tout du prince charmant et il a de nombreuses prétendantes. Mais le prince Arthur a une mère peu commode : la Reine Irène, une reine qui « se met toujours en colère [et] a un cœur de pierre ». Bref, « personne ne l’aime ».
Alors que la princesse Finemouche impose à ses prétendants des épreuves impossibles, c’est – dans cet album – la reine qui décide des épreuves auxquelles doivent être soumises les jeunes filles voulant son fils pour mari, des épreuves assez tristement « basiques ». Celles-ci sont au nombre de trois : préparer au prince « un bon petit plat », lui « coudre un vêtement de roi » et lui « chanter un refrain d’une douce voix ». A l’autre bout du monde, la princesse Leïla doit se marier avec un homme choisi pour elle par père. « Qui viendra me sauver ? » se demande-t-elle en pleurant.

C’est la magie qui va réunir les deux jeunes gens et alors que – par hasard – la princesse Leïla se trouve soumise aux trois épreuves imposées par la reine Irène, les rôles vont « s’inverser » et c’est le prince Arthur qui va se retrouver à cuisiner, tricoter et chanter.
D’éléments classiques du conte, « Prince Arthur et princesse Leïla » réussit à faire une jolie fable et la rencontre entre orient et occident donne naissance à de particulièrement beaux dessins.

« Prince Arthur et princesse Leïla » de Béa Deru-Renard et Kristien Aertssen à l’Ecole des loisirs – Pastel
Sorti en 2003 – 12,50 euros
Existe en petit format à 5,50 euros

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Sonia Dechamps

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