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Les lectures estivales de la rédaction : les recommandations de l’année 2013

Les lectures estivales de la rédaction : les recommandations de l’année 2013

14 juillet 2013 | PAR La Rédaction

 

9782743606114FSPluie, temps et quand même du fun, l’été est la période idéale pour emporter les grands textes qu’on a posés sur sa table de nuit sans jamais trouver le moment juste pour se lancer… Pour les rédacteurs de toutelaculture juillet et août sont au moins autant propices aux bonnes résolutions que le nouvel an. Des résolutions qui prennent des allures de voyages à travers les signes, sur papier ou sur tablette… Classiques ou contemporains, branchés ou méditatifs, voici les choix de lecture de la rédaction pour l’été 2013.

« Grande séance de rattrapage cet été de mon côté. Si l’an dernier des romans étaient mes priorités, sur la route des festivals j’ai envie de compulser deux essais. Le grand classique « La pensée chinoise » de Marcel Granet (Albin Michel), que j’avais acquis à la sortie de l »exposition magnifique sur le Tao et que je n’ai jamais eu le temps d’ouvrir. Un poche en plus et de taille étonnamment peu volumineuse. L’autre essai (que je dois chroniquer depuis 2 mois!) est l' »Histoire des Arabes » de Eugen Rogan, sorti en avril dernier chez Perrin. Enfin, ayant dans l’idée de préparer un cours sur les femmes théoriciennes du politique, j’ai très envie de me plonger dans l’œuvre de Madame de Staël dont je ne connais que les romans. « De l’Allemagne », bien sûr, mais surtout « De l’influence des passions » (Payot/Rivages) ». Yaël

cheever right« Effectivement, je confirme: quelques livres sont restés sur la table de nuit, noyés parmi le flot incessants des lectures nocturnes…Il y en a un notamment, que j’avais acheté à la dernière édition du Salon du Livre. Un coup de coeur payé monnaie sonnante et trébuchante, persuadé lui-même, convaincu par la frénésie avec laquelle je l’attrapais, d’être le prochain sur la liste. Et une saison plus tard…il trône toujours au milieu des nouveaux arrivages malgré mon très vif intérêt pour le sujet. Ce livre n’est pas un roman mais un essai intitulé « Divertir pour dominer – La culture de masse contre les peuples » dirigé par la revue Offensive et publié aux éditions L’Echappée. Tout est dit. Un ouvrage qui, c’est certain, sera ma première lecture de l’été ! Et puis, parce que les vacances sont aussi et surtout faites pour s’évader, je partirai avec quelques formes courtes, probablement un recueil de John Cheever, maître du genre. Après avoir découvert « L’homme de ses rêves » (Folio), je vais me laisser tenter par « Déjeuner de famille », autre recueil de nouvelles qui promet de savoureux moments de lecture. Et pour clore le voyage, je coincerai dans ma valise un bon polar, comme je les aime. Probablement un James Ellroy… »Le Dahlia Noir », que j’avoue n’avoir jamais ouvert. » Fabienne Alice.

« Que lire cet été, alors que les sorties théâtre et danse se font plus rares, entre deux festivals, allongée sur la pelouse du Jardin Vauban après le travail, sur une chaise longue sous le soleil breton, ou bien dans un transat au fin fond du Lot ? Il y aura sans doute un roman policier, parce les thrillers fleurent bon l’été dans ma famille : cela fait longtemps que la trilogie Underworld USA me fait de l’œil depuis les étagères de ma bibliothèque. Et puisqu’on est dans les trilogies (et qu’il faut bien de quoi passer l’été !), la Trilogie New -Yorkaise de Paul Auster pourrait bien aussi se glisser dans ma valise ou mon sac à main. Enfin, et puisque les vacances, c’est aussi le plaisir de s’offrir, une fois encore, de nouveaux livres, je vais peut-être céder à la tentation et m’acheter les deux livres auxquels je résiste depuis quelques mois : le dernier Claude Pujade-Renaud, Dans l’Ombre de la lumière, où l’auteure évoque Saint Augustin à travers les yeux de sa jeune compagne. Pujade-Renaud n’a pas son égal pour donner voix et corps aux femmes des grands hommes, et son écriture est d’une clarté limpide. L’autre roman qui me fait du gringue, c’est Le Diable, tout le temps, de Donald Ray Pollock. De quoi passer un bel été ! » Audrey.

Entre Avignon et Paris Quartier d’été, l’été se fera spectaculaire pour moi, c’est donc une lecture théâtrale ou presque que je vous propose. La secrétaire générale de l’Athénée Théâtre Louis Jouvet est une romancière de talent. Elle s’appelle Isabelle Stibbe et a signé cette année sa première fiction,  Bérénice 34-44 , publiée aux éditions Serge Safran. « 1934. Bérénice Capel, une adolescente juive, réussit le concours d’entrée au Conservatoire, contre la volonté paternelle », voila le « pitch » de ce roman idéalement haletant pour se délasser sur un transat bienvenu. Amélie.

7760691995_configuration-du-dernier-rivage-michel-houellebecqMichel Houellebecq, Configuration du dernier rivage. Parce qu’il est parfois extrêmement désagréable de recevoir en plein visage le bonheur factice et surjoué du reste de l’humanité regroupé en ce lieu ensablé et ensoleillé, plongez-vous dans la mélancolie urbaine et sans espoir de Michel Houellebecq et de son dernier recueil poétique en date, et assumez le fait de rentrer seul le soir dans votre hôtel mal climatisé et parfaitement bruyant en dégustant avec spleen et crudité le chapitre « Les Mémoires d’une Bite », divagations réalistes sur la pauvreté et l’appétit sexuel des garçons et des filles…

Et puis, si jamais l’auteur de la Possibilité d’une île n’est pas parvenu à vous écœurer définitivement de la vacuité des activités estivales de vos congénères, dévorez sans en perdre un bout de chair l’inédit la Nuit a Dévoré le Monde de Pit Agarmen, l’histoire d’une ville prise d’assaut par des vivants devenus morts, et des morts redevenus vivants…Bonnes vacances. Bastien

Cet été je prévois de dévorer « La maison des absents » de Tana French (Calmann-Lévy, 2013), un très beau roman noir irlandais, par l’auteur des Lieux infidèles. Toujours du côté de l’irlande, « Fille de la campagne » d’Edna O’Brien (Sabine Wespieser, 2012) est une autobiographie libre et touchante de la romancière irlandaise. Entre périodes fastes et désenchantements, un regard tantôt amusé, tantôt triste, mais sans amertume. Enfin, « Congo » de David Van Reybrouck (Prix Médicis Essai 2012) est un livre passionnant, pour voyager depuis son canapé. Olivia.

rabhiUn chroniqueur littéraire est un boulimique, qui, au risque d’alourdir sa valise inutilement, va multiplier le nombre d’ouvrages jugés essentiels pour les vacances. Tous seront commencés, feuilletés, ou posés sur le rebord de la piscine. Peu seront lus entièrement. Certains seront sûrement prêtés au voisin de serviette qui s’ennuie, pour être perdus, ou oubliés sur une aire d’autoroute. Pour faire semblant de travailler en vacances, Le Barbu emporte « Les discours de guerre » de Winston Churchill, et « De la révolution » d’Hannah Arendt. L’appel de la campagne sera accompagné de l’ouvrage de Pierre Rabhi « Vers la sobriété heureuse ». La plage est l’endroit parfait pour « La vie sexuelle des super-héros » de Marco Mancassola. Pour parfaire ma technique de guitare et impressionner ma douce Alice de mes blues émouvants, dans l’étui de mon instrument je glisserai « Feel like going home » de Peter Guralnick. Et si l’été s’achève prématurément et que l’apocalypse guette, rien de tel qu’attendre que l’orage cesse avec de bons polars: « Voodoo land » de Nick Stone, « Discovery Bay » de Boston Teran, « La nuit la plus longue » de James Lee Burke, « Le deuil et l’oubli » de James Harvey, ou même les gros pavés de la trilogie américaine de James Ellroy « American Tabloid », « American Death Trip » et « Underground USA ». Le Barbu.

Visuels (c) : pochette des ouvrages

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La Rédaction

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