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Le dernier souffle d’Andrée Chédid

Le dernier souffle d’Andrée Chédid

07 février 2011 | PAR Floriane Gillette

Dimanche soir, la femme de lettres Andrée Chédid s’est éteinte à l’âge de 90 ans.

Andrée Chédid est née au Caire en 1920 de parents syro-libanais. A 14 ans elle arrive en Europe mais revient  au Caire pour intégrer l’université américaine.
Arrivée à Paris en 1946, Andrée Chédid n’a jamais oublié ses origines, son œuvre a d’ailleurs toujours fait part de ce multiculturalisme. Depuis son premier recueil de poèmes publié en anglais en 1942, celle qui a été romancière, dramaturge, nouvelliste et poète, a toujours conservé des liens forts avec le Moyen-Orient. Ses textes évoquent la guerre du Liban, la condition humaine, l’enfance. Une écriture fluide même sensuelle lorsqu’il s’agit de parler des parfums de l’Orient, plusieurs fois récompensée. Elle reçoit l’Aigle d’or de la poésie en 1972, le Goncourt de la Nouvelle en 1979, le Goncourt de la Poésie en 2002. Celle qui a été nommé Chevalier de la Légion d’honneur a vu en 2009, son nom apposé à un concours de poèmes chantés.
Source d’inspiration pour de nombreux artistes, son fils Louis Chédid et son petit fils l’artiste M ont toujours exprimé leur admiration pour cette femme aux multiples talents. Louis Chédid a d’ailleurs témoigné sur RTL, ce midi que « voir sa mère écrire lui a donné l’envie de devenir artiste ». Quant à Mathieu Chédid il lui a dédié son titre « délivre ».

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Floriane Gillette

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