Fictions

« La femme révélée » de Gaëlle Nohant : voyage de Paris à Chicago

« La femme révélée » de Gaëlle Nohant : voyage de Paris à Chicago

07 avril 2020 | PAR Marine Stisi

L’autrice Gaëlle Nohant vient de publier aux Editions Grasset son nouveau roman, La femme révélée, un livre qui tient les grandes promesses du romanesque et qui se lit avec une saveur non dissimulée.

D’où vient-elle, cette femme américaine qui a troqué son nom contre un autre, qui cache à tous les raisons de son départ précipité de Chicago pour arriver à Paris au beau milieu des années 50 ?

Jadis, elle s’appelait Eliza, pour nous, elle se présente comme Violet. De sa vie d’antan, on ne sait rien, si ce n’est qu’elle garde toujours auprès d’elle le souvenir de son fils laissé en Amérique et un appareil photo avec lequel elle capture le monde de son œil sensible. Grâce à une rencontre hasardeuse, la voici hébergée dans un foyer pour dames du quartier de Saint-Michel. Elle y croise des personnalité atypiques, des femmes qui deviendront des amies avec qui elle découvre les soirées enfumées des caves du quartier. Elle y rencontre Sam, un américain à Paris qui lui apporte réconfort et passion. Mais son passé, dévoilé en filigrane, la rattrape.

Photographie d’une époque

Gaëlle Nohant, qui publiait en 2017 Légende d’un dormeur éveillé chez Héloïse d’Ormesson, un biographie romancée de la vie du poète résistant Robert Desnos, réussit une nouvelle fois à faire vivre le Paris d’antan. La plume est jolie, les personnages, attendrissants, et ancrés dans une réalité historique savamment étudiée. 

La femme révélée est un roman qui mêle grands sentiments et recherche effrénée de justice, une musique jazz en bande sonore et une lumière pure éclairant ces personnages qui empruntent tous à l’Histoire. Un livre comme un voyage, de Paris à Chicago, à des époques charnières de la politique mondiale et des protestations populaires. 

Gaëlle Nohant, La femme révélée, Editions Grasset, 22€, 384 pages. 

Agenda virtuel de la semaine du 6 avril 2020
E. Morgan : « Tous les vivants », un douloureux huit clos
Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *