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Grasset publie les mémoires du dramaturge et scénariste Israël Horovitz

22 octobre 2011 | PAR Yaël Hirsch

Né dans une famille juive modeste de Wakefield (Massachusetts), Israël Horovitz est l’auteur de plus 70 pièces de théâtres produites dans le monde entier. Certains, comme « Le baiser de la veuve », « Line » ou « The primary english class » sont désormais des classiques. A plus de 70 ans, ce grand homme de lettres et de théâtre revient avec transparence sur sa vie qu’il présente comme une joyeuse success story, ainsi que sur ces rencontres. Né du bon côté de l’Atlantique, Horovitz est un homme-siècle avec une trajectoire de vie pleinement heureuse!

Issu d’une famille juive modeste du Massachusetts (son père ne passera son diplôme d’avocat qu’à un âge avancé), Israël Horovitz a connu une ascension fulgurante. Part pour une carrière d’enseignant, il rencontre rapidement le succès avec des pièces comme « Line » (1974, qui a battu tous les records de longévité sur Broadway). Il conquiert très vite Manhattan, même s’il établit en 1979 son QG dans la petite ville de Gloucester (Massachussets) où il crée avec des talents locaux le Gloucester Stage Company qu’il dirige pendant 28 ans. Très vite, Hollywood fait de l’œil à Horovitz qui se trouve angagé pour de bonnes sommes à écrire des scénarios pour des nanars mais également pour d’excellents films comme « Sunshine » de István Szabó (1999). Paris l’accueille assez vite à bras ouvert, traduit et monte ses pièces et Horovitz y passe chaque année beaucoup de temps (d’où le titre de ses mémoires). Revenant sur cette jolie histoire personnelle dans un style simple et naïf, parfois même un peu brouillon et répétitif, Horovitz revient sur ses grandes amitiés (Samuel Beckett, Al Pacino qui jouait dans sa pièce L’Indien cherche le Bronx), ses belles et moins belles rencontres (Mick Jagger au bord de la crise de nerfs, le pianiste Horowitz outré que le dramaturge lui ai piqué sa place en première dans l’avion, Bob Dylan qui lui fait des clins d’oeils lorsqu’ils vont chercher leurs enfants à l’école, Jean Anouilh qui le reçoit chez lui à Paris…). Il revient également sur ce qui a le plus compté pour lui : ses pièces, son think tank secrets de dramaturges américains, le New York Playwrights Lab, sa famille et le sport. Grand coureur, Horovitz a rencontré autour de edc sport la deuxième femme de sa vie, la coureuse britannique Gillian Adams. Sa filel aînée, Rachael est une productrice de cinéma émérite et un de ses fils, Adam est l’une des superstars des Beastie-Boys. Un livre foisonnant, plein d’optimisme, d’amour et joie, écrit par un homme aussi doué pour l’écriture que pour le bonheur.

Israël Horovitz, « Un new-yorkais à Paris », Grasset, 420 p., 21.50 euros. Sortie le 12 octobre 2011.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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