Essais
Confessions d’une voyante par Rose-Anne Vicari

Confessions d’une voyante par Rose-Anne Vicari

25 septembre 2013 | PAR Jean-Paul Fourmont

Voyante de son état, Rose-Anne Vicari publie un ouvrage sur la voyance, suivi d’une postface de Youcef Sissaoui, président de l’Institut des arts divinatoires, dont la vocation est de moraliser ce secteur plus ou moins occulte. Rose-Anne Vicari avait déjà publié Un début de mois difficile aux éditions Max Milo en 2011.

Couv_voyante_FinalV2.inddLE MONDE L’AUDIOTEL
Forfait, connexion à l’au-delà, minitel, puis internet, le secteur de la voyance est en plein essor depuis des années. Il attire de plus en plus de clients et de praticiens. Ainsi qu’en témoigne l’auteure, souvent, les clients posent les mêmes questions sur l’amour et le travail.

LA VOYANCE MEDIUM EN CABINET
La tristesse, la peine, le chagrin, raconte Rose-Anne Vicari, on les côtoie tous les jours en voyance. Dans la joie et le bonheur, le soutien n’est pas aussi utile. La voyance ne sert presque que dans les moments difficiles.

Ce sont principalement les plus fragiles qui ont recours à l’irrationnel, comme par exemple la voyance, la médiumnité et la cartomancie. Les privilégiés du compte en banque s’en rapprochent beaucoup moins, hormis peut-être pour la réalisation d’ambitions professionnelles ou… politiques.

LES PRÉDICTIONS NE SE RÉALISENT PAS
Quand les prédictions ne se réalisent pas, le voyant indique ordinairement (et assez facilement) au client qu’il lui faut pratiquer le lâcher prise, c’est-à-dire que le client doit faire un travail sur lui-même pour faire passer la pilule de la non-réalisation de ses espérances. Ce faisant, le client est rendu responsable de ses échecs.

D’une plume alerte, Rose-Anne Vicari, qui est plus connue sous le pseudonyme d’Enora, donne à découvrir les coulisses d’un monde étrange à bien des égards. On peut en effet y rencontrer de bonnes choses, comme de plus mauvaises. Ainsi que l’a signalé Youcef Sissaoui, « la manipulation mentale règne » souvent dans ce domaine. C’est pourquoi il faut faire preuve de discernement et de mesure.

Sans langue de bois et avec fracas, Rose-Anne Vicari exhorte les possibles clients à garder une certaine distance. A cet effet, elle cite de nombreuses anecdotes, comme des inquiétudes sur le devenir de l’esprit d’un chien défunt.

Ce marché des arts divinatoires rapporte beaucoup d’argent. Les clients sont souvent des femmes, qui reviennent fréquemment et dépensent une part importante de leurs revenus pour tenter de décrypter les augures.

Rose-Anne Vicari, Confessions d’une voyante, éditions Max Milo, septembre 2013, 165 p., 16 euros.

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Jean-Paul Fourmont
Jean-Paul Fourmont est avocat (DEA de droit des affaires). Il se passionne pour la culture, les livres, les gens et l'humanité. Contact : [email protected]

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