Cinema
Très Court International Film Festival : un festival ouvert sur le monde contemporain

Très Court International Film Festival : un festival ouvert sur le monde contemporain

14 juin 2020 | PAR Julia Wahl

Le Très Court International Film Festival s’achève ce soir, avec une programmation copieuse et variée, résolument ouverte sur la société contemporaine.

Le Très Court Film Festival a pour ambition de mettre en lumière des films n’excédant pas quatre minutes. Cette édition un peu particulière était intégralement accessible en ligne sur le site du festival.

Un festival varié

La variété du festival s’exprime d’abord dans la variété des nationalités représentées (du Bénin aux États-Unis en passant par la Roumanie et l’Espagne), dans le cadre de la compétition internationale, bien sûr, mais aussi dans d’autres sélections comme « Paroles de femmes » ou « Ils ont osé : Trash and Glam ».

Une variété de genres, ensuite, avec une alternance de films d’animation et de films à prises de vue réelles, dans la compétition internationale comme dans « Ils ont osé : Trash and Glam », la sélection française ou la sélection familiale. Une variété qui rend compte de l’importance de l’animation dans le court-métrage contemporain. Soulignons au passage la beauté de Maestro, de Illogic, ou de Au bout de la table, de Lise Rémon.

Un festival ouvert sur la société contemporaine

Observons ensuite l’importance des films en lien avec des questions de société. Dans la politique du festival elle-même, avec la sélection « Paroles de femmes » et le « Défi 48h », qui récompense un film sur la question de l’environnement.

Mais cette préoccupation apparaît également dans des sélections a priori plus libres : nombreux sont par exemples les films de la compétition internationale à mettre en lumière l’importance du tout-numérique et de l’intelligence artificielle (Cuestión de autoridad, de Olga Osorio, A ton service, de Antoine Minjoz…), l’obsession sécuritaire (America, de  George ve Gänæaard et Horia Cucut) ou les violences policières (C’est moi qui gagne, de Pierre Audouin ou Quand je serai grand, de Romain Bonningue et Antoine Minjoz).

Le palmarès

Grand Prix : Housecall, Josh Penn Soskin (États-Unis)

Prix Originalité : Symbiose, Paul Raillard (France)

Prix Animation : Charlotte’s Daydream, Marlies van der Wel (Pays-Bas)

Mention spéciale : Lovers, Alexandre Brisa (France)

Prix des Droits des Femmes : Strength, Agathe Barbier et Hedvig Ahlberg (Royaume-Uni)

Et après ?

Le Prix du Public sera annoncé le 18 juin.

Les films lauréats des différentes compétitions bénéficieront d’une diffusion nationale dans les salles partenaires de l’Instant Très court pour une durée d’une à deux semaines.

Les films du Défi 48h seront en ligne tout l’été à cette adresse : https://trescourt.com/fr/48h

 

Visuel : affiche du festival

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Julia Wahl
Professeure de lettres durant dix ans, chargée de production de diverses compagnies de danse ou de théâtre, chargée d'action culturelle et des relations publiques... Tout ce qui a trait à la promotion de la culture et au développement de ses publics me passionne. Parce que l'on ne peut voir un spectacle sans vouloir transmettre ses émotions, je chronique régulièrement le cinéma, le théâtre et la politique culturelle pour Toute la Culture.

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