Cinema
The Amazing Spider-man: Andrew Garfield excelle dans un reboot prometteur

The Amazing Spider-man: Andrew Garfield excelle dans un reboot prometteur

07 juillet 2012 | PAR Gilles Herail

Critique. Il n’était peut être pas opportun de relancer si tôt la franchise mais ce reboot de Spider Man est une plutôt bonne surprise. Marc Webb trouve en Andrew Garfield un interprète parfait pour sa version plus humaine et réaliste des aventures de l’homme araignée.

Synopsis officiel: Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours.

On commençait à s’habituer à la multiplication des préquels remettant à jour les grandes franchises (X-men, Planète des singes). The Amazing Spiderman inaugure une nouvelle tendance. Le quasi remake 10 ans seulement après la sortie de l’original. Et pas n’importe quelle saga. La trilogie de Sam Raimi acclamée par les fans et la presse. Au vu de ce cahier des charges compliqué, Marc Webb s’en tire avec les honneurs. On peut légitiment contester l’idée de retourner un film très similaire au premier Spiderman de Raimi mais c’est toujours un plaisir de redécouvrir cette histoire que l’on connait par cœur. Et qui est ici souvent mieux racontée que dans la version de 2002 (le débat est ouvert!).

The Amazing Spiderman reprend les éléments essentiels de la mythologie Spiderman mais les adapte à sa sauce. De nombreuses scènes, notamment dans la première partie frôlent le copié collé du Spider de 2002 mais la petite musique de Marc Webb s’installe toujours. Celle du réalisateur de 500 jours ensemble, jolie comédie romantique douce-amère dont la fraicheur avait surpris. Le Spiderman nouveau perd en virtuosité technique et en ampleur ce qu’il gagne en sympathie. Et en charme. De la belle mais jamais fade Emma Stone. Et surtout de la grande révélation du film, Andrew Garfield. Qui incarne un héros bien plus charismatique,  humain et tellement moins lisse que le visage poupin mono-expressif de Tobey Maguire. Sa prestation géniale reflète la réussite du film. Moderniser et rendre plus réaliste l’univers qui entoure le héros en s’appropriant des éléments de teen-movie et en délaissant l’univers propret et parfois niais du premier Spider-Man.

On apprécie la malice, l’humour et l’empathie évidente que l’on éprouve pour ces personnages principaux réussis. Marc Webb réussit parfaitement toute la première partie où Peter Parker, l’ado rebelle mais effacé n’a pas encore enfilé le costume mais découvre petit à petit sa transformation. Le grand méchant du film, lézard Dr Jeckhyll et Mr Hyde aux ambitions eugénistes à la Magnéto n’est en revanche pas une grande réussite. L’action qui se fait relativement rare (et tant mieux!) peine aussi à trouver sa justification. Les scènes de « vol tissé » et de combat sont assez spectaculaires pour tenir en haleine le spectateur mais ne réinventent rien. Ne faisons pas la fine bouche ! Malgré des faiblesses évidentes sur le scénario et la sensation de revoir en partie l’original, le résultat est enthousiasmant.

Reste une question en suspens. La nouvelle trilogie Spiderman gardera-t-elle ce ton singulier de comédie romantique douce-amère ? Avec des personnages installés et plus que crédibles dans les rôles principaux, Marc Webb a réussi son pari. Mais la réussite du film tient en grande partie à sa partie plus intimiste, initiatique, moins spectaculaire. Le réalisateur va donc devoir se creuser les méninges et se surpasser pour assumer une suite où le grand spectacle devra être assumé. Le charisme d’Andrew Garfield nous donne de bonnes raisons d’être optimistes. La scène finale où le héros affaibli saute de grue en grue démontre une intensité qui sera on l’espère renforcée dans le prochain film. Que, vous l’avez compris, nous attendrons avec impatience !

The Amazing Spiderman, un film fantastique américain de Marc Webb avec Andrew Garfield et Emma Stone, durée 2h17, sortie le 4 juillet 2012

La playlist anti crise !
Egypte, Tunisie, Libye, une révolution culturelle?
Gilles Herail

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *