Cinema

Sorties cinéma de la semaine (07/09/2011)

06 septembre 2011 | PAR Amelie De Chaisemartin

Il y aura vraiment de tout cette semaine ! Des films bien bêtes, pour reposer ses neurones, comme Sexe entre amis, avec Justin Timberlake, ou Votre majesté de David Gordon Green,  mais aussi quelques drames judiciaires, comme l’Ange du mal, ou Présumé Coupable. Il y aura aussi des comédies dramatiques de moeurs comme A la recherche de garbo, ou Le départ, un film des années 80 pour enfants, Alice, deux films de société sur le monde arabe, Au revoir de Mohammad Rasoulof et 18 jours, qui rassemble des courts métrages sur la révolution égyptienne, et trois films inclassables et surprenants, Habemus papam de Nanni Moretti, Carré blanc de Jean-Baptiste Leonetti, et Putty Hill de Matthew Porterfield.

 

 

Sexe entre amis, réalisé par Will Gluck,  avec Justin Timberlake et Mila Kunis, est l’histoire de deux célibataires qui ne croient plus en l’amour et ne veulent que du sexe, pas de sentiments. Le genre de films qu’on a l’impression d’avoir déjà vu avant de le voir, non ?

 

Votre Majesté, réalisé par par David Gordon Green avec Danny McBride, James Franco, et Rasmus Hardiker, est une parodie d’histoire de chevaliers, avec un héros qui a la trouille de combattre. Ce film nous réserve des combats et des blagues pas très fines.

L’Ange du mal, réalisé par Michele Placido, avec Kim Rossi Stuart, Filippo Timi, est l’histoire presque vraie du célèbre bandit italien Renato Vallanzasca, qui commet des crimes, mais n’est pas vraiment méchant, au fond. On espère que malgré son titre super cliché et son personnage pas du tout original de bandit au grand coeur, le film saura nous surprendre par ses acteurs.

Présumé coupable, réalisé par Vincent Garenq, avec Philippe Torreton et Wladimir Yordanoff revient sur le calvaire d’Alain Marécaux, arrêté avec sa femme et 12 autre personnes lors de l’affaire d’Outreau, pour des actes de pédophilie qu’ils n’ont jamais commis.

Carré Blanc, réalisé par jean-baptiste Leonetti, avec Sami Bouajila et  Julie Gayet, dresse le portrait d’une société déshumanisée, dans laquelle les rapports humains sont fondés sur la violence et l’asservissement. Le héros, un orphelin qui n’a jamais connu l’amour, est devenu un cadre froid et implacable. Sa femme ne le reconnaît plus. et tente de sauver leur couple du monde totalitaire qui les emprisonne. Le film est une forme d’anticipation qui fait penser au Meilleur des Mondes d’Huxley, en nous faisant voir ce que notre société pourrait devenir, un monde aseptisé, sans humanité, sans liberté et sans amour. Au-delà de sa vision originale et pénétrante de notre monde, le film est une parfaite réussite esthétique.

 

Habemus papam, réalisé par Nanni Moretti, avec Michel Piccoli et Nanni Moretti, était en compétition au festival de Cannes. Le film raconte l’angoisse d’un cardinal qui vient d’être élu pape, et sa confrontation avec un psychanalyste. Comme dans Le dicours d’un roi, Nanni Moretti a donc choisi de s’intéresser aux faiblesses d’un homme dont la foule attend un message. Le pape aurait pu, en effet, être roi ou chanteur, peu importe, ce qui compte, pour Moretti, c’est de représenter l’homme derrière la pompe. Il ne pose pas la question de la foi et n’entre pas dans des débats de sociétés sur l’institution en tant que telle. Le comique, assez facile, naît donc, comme dans Sister Act, de la désacralisation du clergé. Piccoli parvient à merveille à incarner un pape timide et sensible. Revoir notre précédente critique ici.

 

Au revoir, réalisé par Mohammad Rasoulof, avec Leyla Zareh, Hassan Pourshirazi, raconte l’histoire d’une jeune avocate iranienne, enceinte, à laquelle on a retiré son permis de travailler, et qui veut dire « au revoir » à son pays. Un autre beau film sur la société iranienne, salué par le prix de la mise en scène à Cannes.

Putty Hill, réalisé par le tout jeune Matthew Porterfield, avec Sky Ferreira, Cody Ray et Dustin Ray, est une fiction, tournée à la façon d’un documentaire. Un jeune garçon, Cory, meurt d’une overdose, dans une maison abandonnée de Baltimore. Sa famille et ses amis se rassemblent la veille de ses funérailles. Le film n’a pas été tourné avec des acteurs professionnels, mais avec des habitants de Baltimore, qui ont bien souvent improvisé devan,t la caméra. le cinéaste leur pose des questions, comme dans un documentaire, sur leurs liens avec Cory. On découvre ainsi une ville américaine minée par la pauvreté et la violence, mais dans laquelle existe une solidarité forte, au-delà des clichés que l’on pourrait avoir sur les villes américaines. C’est une autre Amérique que nous présente Matthew Porterfield.

 

 

18 jours, présente dix courts métrages de fiction, autour de la révolution du 25 janvier en Egypte.

 

 

 

Le départ est une comédie dramatique réalisée par Jerzy Skolimowski, avec Jean-Pierre Léaud et Catherine-Isabelle Duport. Marc a 19 ans. Garçon coiffeur, il aime les voitures et veut participer au départ d’un rallye qui va avoir lieu dans deux jours. Seulement, il n’a pas de voiture. Nous allons le suivre pendant 48 heures dans sa course effrénée à travers Bruxelles…

Alice, réalisé par le tchèque Jan Svankmajer, avec Kristyna Kohoutova, en 1989, ressort cette semaine. Alice est dans sa chambre lors qu’un lapin empaillé revient à la vie et s’enfuit. La jeune fille décide de le suivre à travers le tiroir d’un bureau débouchant sur une caverne… Ce film s’adresse à tous, à partir de 6 ans.

 

 

 

A la recherche de garbo, réalisé par Sidney Lumet,  avec Anne Bancroft, Ron Silver, Carrie Fisher, en 1985, ressort également. dans cette comédie dramatique, Estelle Rolfe, une femme divorcée, apprend qu’elle a un cancer et décide de tout tenter pour rencontrer Greta Garbo, son actrice préférée…

 

 

 

 

 

 

 

 


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Amelie De Chaisemartin

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