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« Helix » série de genre prometteuse à Séries Mania

« Helix » série de genre prometteuse à Séries Mania

28 avril 2014 | PAR Enora Le Goff

Encore de nombreuses découvertes au festival Séries Mania, ainsi que quelques grands événements du festival!

Vendredi soir avait lieu le marathon Real Humans avec la diffusion des 5 premiers épisodes de la saison 2 diffusée à partir du 15 mai sur Arte. Et le moins que l’on puisse dire c’est que sur grand écran la beauté et la complexité des images sont sublimées! Après une première saison à succès Real Humans se dirige désormais vers de nouveaux horizons. Celui du virus tout d’abord (très présent dans le monde de la sérialité avec The end of the World, Helix ou encore Cordon) puisque les Hubots (robots humanisés) sont victimes d’un virus, les rendant ainsi incontrôlables et non plus soumis à la volonté humaine… Problème puisque ces robots sont de mieux en mieux intégrés dans la société. Cette nouvelle saison de la série suédoise voit aussi venir d’autres problèmes éthiques et moraux qui ne sont pas si éloignés des préoccupations de la science actuelle, à savoir le problème du clonage et ses répercutions sur l’idée faite de l’humain. Enfin l’intégration des hubots dans la société inclut nécessairement des parts de rejet, révélant d’énormes problèmes de ségrégation qui commencent à prendre forme par la création de comités pro-humains etc. L’on voit donc qu’après une première saison posant les bases d’une société de plus en plus robotisée, celle-ci soulève de nouveaux questionnements, que Real Humans réussit (avec brio) à mettre en fiction et en image. A noter le dispositif publicitaire impressionnant mis en place pour ce marathon, possibilité de se faire scanner le visage et ainsi de participer à un tirage au sort pour gagner un clone grandeur nature, petite bouteille de ‘Hubot Max’, liquide d’entretien (buvable) pour robot… Une belle mise en condition pour une série qui n’a perdu ni de sa qualité ni de son intelligence!  [rating=4]

Samedi était présentée en avant-première mondiale la nouvelle création australienne, Devil’s Playground. Cette dernière est la suite d’un film éponyme de 1976 qui suivait le parcours d’un jeune garçon voulant entrer dans les ordres. Trente ans après la série s’intéresse de nouveau à ce personnage (joué par le même acteur que dans le film), devenu psychiatre, veuf et père de deux enfants, mais qui garde un lien privilégié avec l’Eglise. Tom devient en effet psychiatre du clergé et se retrouve mêlé à un scandale que les prêtres et évêques de l’époque (la série se déroule en 1988) tente d’étouffer. Visuellement extrêmement maîtrisée Devil’s Playground dans ces deux premiers épisodes pose d’emblée la série comme une réussite, tant dans la représentation instructive de l’Eglise que dans la construction de l’intrigue qui laisse présager des enjeux moraux et politiques auxquels a du répondre le clergé ces dernières années. [rating=5]

Samedi soir nous avons pu assister à la présentation de Looking, nouvelle série gay événement, et à (une partie) du marathon Walking Dead – saison 4. La première se présente sous le format 30 minutes et offre une plongée au coeur de la vie gay de San Francsisco par le prisme de trois amis ouvertement homosexuels. Son esthétique naturaliste permet une adhésion facile aux personnages, présentés très réalistement, une série sincère entre rires et larmes, mais qui malheureusement ne laisse pas deviner d’autres enjeux que le suivi de la vie des trois hommes… Très agréable à regarder, mais pas forcément addictif!  [rating=3]

Ensuite avait lieu la nuit marathon Walking Dead, de 23h à 5h30 du matin étaient diffusés les 8 premiers épisodes (sur 16) de la saison 4 de The Walking Dead, série événement sur les morts vivants, et ce au milieu de dizaines de personnes maquillées par le Forum des Images pour l’occasion! Celle-ci sait magistralement allier violence et gore pour servir des intrigues complexes et intelligentes, questionnant la place de l’humanité dans un monde soumis à la maladie et à la disparition des populations. The Walking Dead interroge les rapports humains, les possibilités de création de lien social dans un contexte des plus… morbides, à voir absolument pour ceux qui ne connaissent pas! [rating=5]

Dimanche projection coup de poing de la nouvelle série diffusée par Syfy prochainement en France! Avant de vous en faire la critique complète dans quelques temps voici un avant-goût du potentiel d’Helix! Cette dernière s’inscrit dans un genre extrêmement présent dans le monde de la série, à savoir celui du virus, avec Cordon et The end of the world, Helix est la troisième présentation du genre à Séries Mania. Le spitch est simple : une équipe de scientifique menée par le docteur Alan Farragut (dans laquelle est aussi présente son ex-femme) est envoyée dans un centre de recherches au coeur de l’Arctique afin d’enquêter sur la propagation d’un virus particulièrement agressif dont l’une des premières victimes est le frère du docteur Farragut. Les deux premiers épisodes prennent place dans une ambiance des plus étouffantes, avec l’idée de piège, de ne pouvoir sortir, comme si la phrase d‘Alien en 1979 reprenait vie « dans l’espace (ici l’Arctique) personne ne vous entendra crier ». C’est ainsi deux heures de tension extrême auxquelles ont été soumis les spectateurs, deux épisodes qui complexifient véritablement l’intrigue de base, quel est ce virus, comment-a-t-il été créé, est-ce un accident ou non? Qui sont véritablement les scientifiques de cette base? Autant de questions qui ne cessent de se multiplier pour porter au plus au niveau la tension. Espérons que tout l’intérêt de la série ne résidera pas uniquement dans un exercice de style du thriller-scientifico-apocalyptique, mais qu’Helix va réussir véritablement à renouveler le genre avec intelligence, nous vous le dirons bientôt! [rating=5]

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Enora Le Goff

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