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Le Louvre Abu Dhabi expose ses trésors « universels » à Paris

Le Louvre Abu Dhabi expose ses trésors « universels » à Paris

28 avril 2014 | PAR Yaël Hirsch

Après avoir été exposés aux émirats, les trésors  réunis pour le Louvre Abu Dhabi depuis 2009 se montrent au Louvre du 2 mai au 28 juillet. Plus de 160 œuvres éclectiques sont réunies dans cette exposition Naissance d’un musée qui montre aussi bien des sculptures de Canova, que des peintures de 2008 de Cy Twombly que des Corans illuminés du 13ème siècle… Un grand voyage.

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Issu d’un traité intergouvernemental datant de 2007, le Louvre Abu Dhabi ouvrira ses belles portes dessinées par Jean Nouvel en décembre 2015. A travers une maquette et des vidéos, le hall de l’exposition « Naissance d’un musée » est dédié au somptueux projet architectural d’une blancheur immaculée se nichant dans l’île de Saadiyat qui l’abrite.

La visite des 160 chefs d’œuvre réunis pour le musée depuis 2009 commence sous l’égide d’une citation du fondateur de la fédération des 7 émirats arabes unis (1971), Zayed ben Sultan El Hor Al Nahyane : « Une nation sans passé est privée de présent ou d’avenir ». Or, présenté de manière plutôt chronologique et placé sous le signe des grands voyages de commerçants dont les émirats étaient une plaque tournante, ce bien beau début de collection est marqué comme résolument « universel ».

On trouvera aussi bien des sarcophages de l’Egypte ancienne, des sphinges grecques, des sculptures sacrées gothiques chrétiennes (14ème siècle) ou Sonnenke (Mali, 12ème siècle), ainsi que des ustensiles riches et décorés qui se retrouvent depuis longtemps dans plusieurs contrées du monde.

L’orfèvrerie iranienne côtoie des pontes de la renaissance italienne (Bellini, Bassano), des flamands (Jordaens), des impressionnistes (Caillebotte, Manet) des contemporains (Klee, Klein, Cy Twombly) et même le peintre turc Osman Hamdi Bey. Le design japonais et les enlluminures indiennes ont toutes leur place dans ce musée qui embrasse l’art de l’humanité, au point de contenir aussi tapisseries de Beauvais et tout un intérieur français du 18ème siècle.

Notre préféré? Un Murillo à se pâmer, tout droit venu de la Séville du 17ème siècle : Le songe de Jacob.

Un bien joli parcours qui embrasse continents et siècles et donne envie d’avancer vers décembre 2015 pour les voir in situ.

vsiuel : Osman Hamdi Bey, Jeune Émir à l’étude © Louvre Abu Dhabi / Agence photo F

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