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Fear the walking dead : bilan d’une première saison qui n’a effrayé personne (du moins on l’espère)

Fear the walking dead : bilan d’une première saison qui n’a effrayé personne (du moins on l’espère)

08 octobre 2015 | PAR Kalindi Ramphul

Dimanche 4 octobre, l’épisode 6 de l’éminemment ridicule Fear the Walking Dead est venu mettre un terme à une première saison qui manque de mordant, un comble pour une série pleine de zombies ! Un scénario bancal, des acteurs d’une médiocrité gênante et un propos creux, la seule chose qui effraie, dans Fear the walking dead, c’est sa navrante pauvreté. Toute la Culture vous fait le récit d’un ennui mortifère.

La chaîne cryptée AMC nous avait promis bien des choses. Mais AMC nous a menti lâchement, et sans vergogne ! Ah la méchante ! Son nouveau boniment éhonté ? Nous faire avaler que pondre une petite sœur à l’excellent The Walking dead serait une bonne idée. Aaah, on l’a attendue, cette première saison de ladite petite sœur, au moins autant que Brice de Nice attend la vague, et finalement le verdict est tombé, sans appel : cette série est affligeante ! Dans un souci de crédibilité, il nous est indispensable de nous justifier.

Des personnages peu convaincants

Les ingrédients de base promettaient de jolis moments de télé : une Californie pré-apocalyptique, un virus mortel, une famille de gentils et…des ZOMBIES (tout le monde semble s’accorder à dire que les zombies, c’est stylé !). Jusque là, rien d’exaspérant. Sauf que… la famille Clark (famille de gentils, donc) est un brin insupportable. Constituée d’un père/beau-père au charisme proprement inexistant, d’une mère qui semble n’être absolument pas concernée par l’addiction à la drogue de son fils, d’une jolie fille (c’est tout ce qu’elle a pour elle), et du fameux gosse complètement paumé, qui vit dans un squat et se pique à l’héroïne, le petit groupe est non seulement inintéressant mais, en plus, beaucoup trop convenu. Tous les personnages sont policés à l’extrême, tant et si bien qu’on se demande si la série ne se destine pas à un public d’enfants. Par ailleurs, on ne peut s’empêcher de la comparer à sa grande soeur The Walkind Dead, où les personnages sont de vrais badass, qui pourraient buter du zombie tout en sifflotant. Mais de shérif hyper violent, de filles qui coupent des têtes, et de cannibales, Fear the Walking dead de nous propose pas. Bien au contraire ! Personne ne semble trouver ça étrange de tirer 8 balles dans le cœur de quelqu’un sans qu’il ne meurt. Vous l’aurez bien compris, les persos sont peu crédibles. Travis et Madison, c’est un peu Babar et Ouioui chez les zombies quoi !

Un concept non respecté

Ce qui était censé faire tout l’intérêt de cette nouvelle série, c’était son placement dans le temps. Elle devait nous emporter juste au début de l’épidémie, ce qui laissait espérer de longs épisodes sans que des figurants au maquillage de zombie bien trop outrancier ne viennent investir notre écran. Là encore, c’est la déception. La propagation du virus est expédiée en un épisode. Quelques petites minutes auront d’ailleurs suffit à nous balancer deux, trois morts-vivants, histoire que nous, pauvres crétins que nous sommes, comprenions bien qu’il s’agit ici d’apocalypse et d’extermination de l’homme par l’homme. Les signes avant-coureurs de l’infection sont traités avec une platitude scandaleuse dans l’épisode 1, et puis, d’un coup, c’est l’anarchie. Sans aucune raison apparente, la ville devient le terrain de violences en tous genres, les gens se tapent dessus et cassent des voitures (mais pour quoi faire ?). Finalement c’est dans un pathétique mélo que la série évolue en tentant laborieusement d’être subversive. On nous chante alors des refrains moralisateurs tels que : « Ouhlala, les soldats américains sont très très méchants, le capitalisme, c’est pas bien et puis tuer quelqu’un c’est pas gentil ». Dave Erickson, le producteur (c’est lui qu’il faut blâmer, donc), et ses scénaristes auraient dû se concentrer davantage sur leur idée originale, au lieu de nous servir des pamphlets à la Bob l’éponge !

Quelques petites choses à sauver quand même

Le jeune drogué ressemble à Johny Depp. Voilà. Ah oui, et sinon il y a quand même de jolies images, la lumière est douce et les plans sont souvent accompagnés de morceaux de musique bien choisis, qui collent avec l’atmosphère de la série. C’est tout. On vous épargnera l’analyse des plans des autoroutes désertes et des maisons abandonnées qu’on a vus à peu près 100 000 fois, on a la flemme et vous aussi, probablement. Bref, vous l’aurez compris, Fear The Walking Dead n’est qu’un joli bazar où vivent librement les clichés et la pleurnicherie.

Ci dessous, un petit trailer qui ne donne pas envie. Allez, c’est cadeau!

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Kalindi Ramphul

3 thoughts on “Fear the walking dead : bilan d’une première saison qui n’a effrayé personne (du moins on l’espère)”

Commentaire(s)

  • Teddy

    Fort dommage de descendre une serie gratuitement et de la comparer a The Walking Dead qui d’une ne se passe pas a la meme epoque, et de deux qui n’a rien a voir avec elle.
    Bref. Essayez de faire commenter la serie par quelqu’un qui l’a vu, qui a pris du recul sur tout, avant d’emmettre un jugement de valeur deplorable
    Personnellement je ne me reconnais dans RIEN de ce que vous dites. Et vous osez appeler votre site « toutelaculture » ….

    octobre 9, 2015 at 1 h 40 min
  • jeanBob

    « la ville devient le terrain de violences en tous genres, les gens se tapent dessus et cassent des voitures (mais pour quoi faire ?). » Oui pour quoi faire? C’est pas exactement ce qu’il se passe à chaque fois qu’il y a un ouragan, un tornade ou une autre catastrophe naturelle?
    J’ai l’impression que vous n’avez vu que les premiers épisodes… Le seul point que j’ai trouvé mal fait c’est la bêtise dont font preuve les militaires au combat…

    octobre 9, 2015 at 15 h 36 min
  • Kalindi Ramphul

    Cher et intraitable Teddy,

    Si la flemme m’empêche de répondre à tous les points sur lesquels vous m’attaquez, il me faut néanmoins, et ce pour votre bien, vous éclairer sur quelques détails.
    Premièrement, Fear The Walking Dead a tout à voir avec The Walking dead puisque c’est son spin-off (je vous laisse chercher dans le dictionnaire).
    Par ailleurs, mon  » jugement de valeur déplorable « , n’est qu’un avis personnel sur cette série, je ne fais que mon travail.

    En tout cas, la série a trouvé en vous un fervent avocat !

    Voilà, je vous remercie encore pour ce commentaire et vous incite à continuer vos lectures sur notre site.

    Toutes mes amitiés,
    Kiss, love, flex

    octobre 27, 2015 at 13 h 29 min

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