Cinema

Princess Bride : ressortie d’un conte loufoque très eighties

01 juillet 2009 | PAR Gilles Herail

20 ans après sa sortie, Princess Bride ressort dans quelques salles : les spectateurs français vont donc pouvoir (re) découvrir ce film « culte », entre conte de fées, parodie pure, et aventure romantique.

princess-bride-12Un grand père (Colombo) tente de faire un peu de lecture à son petit fils qui préfère les jeux vidéo. Il va alors lui raconter une histoire fabuleuse et l’emmener dans des contrées éloignées, à travers les pages du conte. Plus qu’un film de fantasy, Princess Bride empreinte au genre du cap et d’épée, s’inscrivant dans un contexte moyenâgeux, fait de châteaux, de murailles, et de chevaliers. On y retrouve donc une princesse amoureuse d’un pauvre paysan, forcée au mariage intéressé, qui va attendre que son chevalier servant vienne la sauver, sur son fidèle destrier.

princess-bride-cary-elwes-dread-pirate-roberts2Un tel spectacle avait-il réellement besoin d’une ressortie en salle ? Entre les effets spéciaux aussi datés que ceux des premiers star wars, et l’esthétique kitsch/carton pâte/manque de budget évident, la question mérite d’être posée. C’est sans compter l’humour ravageur insufflé par Rob Reiner qui détourne jusqu’à la parodie tous les codes du genre. Perdue au milieu de son premier degré, seule la princesse croit vraiment en son rôle et à sa tragédie romantique. Sans jamais lorgner vers la farce de mauvais goût, Princess Bride se permet une loufoquerie permanente, et des combats absurdes où les duellistes discutent de tout et de rien en se complimentant lors de chorégraphies ridicules. Les personnages secondaires, du roi cynique, à un gros géant bien brave participent à ce décalage permanent entre les situations et les dialogues. En osant le mélange entre moyen âge et ironie, Rob Reiner a réussi un film qui se laisse donc encore voir 20 ans après.

Pour regarder l’affrontement avec des « rongeurs à taille inhabituelle », n’hésitez donc pas à aller sauver cette Princess Bride et à vous replonger avec nostalgie dans les années 80/90, de ces films à la Jumanji mêlant humour et aventure. Un Monthy Python soft et grand public.


Princess Bride, ressortie nationale le 1er juillet.

Gilles Hérail

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