Cinema

Pedro Almodovar dénonce un « plan d’extermination » du cinéma espagnol

Pedro Almodovar dénonce un « plan d’extermination » du cinéma espagnol

14 octobre 2013 | PAR Hugo Saadi

Pedro Almodovar, véritable emblème du cinéma espagnol accuse le gouvernement espagnol de centre-droit de vouloir « exterminer » le cinéma du pays par de nouvelles coupes budgétaires à prévoir en 2014.

C’est dans une tribune intitulée « Cinéma espagnol. L’extinction » publiée samedi 12 octobre sur le site d’informations espagnol, Infolibre (dont Mediapart est partenaire) que le célèbre réalisateur s’en est pris au gouvernement. Selon le cinéaste, depuis le « non à la guerre en Irak », le monde du cinéma espagnol est devenu la bête noire du parti populaire (au pouvoir actuellement et à l’époque de la guerre) : « Les coupes et le mépris actuels résultent de ce ‘non’, dont je ne pourrais jamais me repentir ». Il dénonce alors la hausse brutale du taux de la TVA qui a affecté le prix des tickets de cinéma, passant de 8% à 21% en 2012. De plus, selon le projet de budget 2014, les fonds consacrés à l’Institut de la Cinématographie et des Arts audiovisuels (ICAA) seront de 48,21 millions d’euros, soit 12,4% de moins qu’en 2013, chiffre qui avait déjà souffert d’une baisse de 22,6% par rapport à l’année précédente.

L’attaque de Cristóbal Montoro, membre du Parti Populaire, envers les acteurs du secteur de l’audiovisuel a poussé le talentueux réalisateur hors de ses gonds. Effectivement, l’homme politique a expliqué que les difficultés du cinéma étaient en lien avec la qualité des films : « Les problèmes du cinéma ne sont pas seulement liés aux subventions mais aussi à la qualité des films qui se font, à leur commercialisation et à beaucoup de choses ». Dans un pays en crise économique, le secteur de l’audiovisuel se porte mal. Selon le ministère de la Culture, le nombre de salles de cinéma en Espagne a chuté de 1223 à 841 en l’espace de dix ans ! Ajoutons à cela, une baisse considérable de la fréquentation des salles de cinéma avec un total qui se monte désormais à seulement 94,2 millions en 2012 contre 140,7 millions dix ans plut tôt, conséquence logique pour un pays en pleine récession et au chômage record.

visuel : (c) Pedro Almodovar

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Hugo Saadi

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