Cinema

Mort de Michael Cacoyannis, le cinéaste de Zorba le Grec

25 juillet 2011 | PAR Coline Crance

L’un des plus grands cinéastes grecs, Michael Cacoyannis est mort aujourd’hui à l’âge de 89 ans.  Il avait fait tourner les plus grands, Katherine Hepburn, Vanessa Redgrave, Antony Quinn, Charlotte Rampling… Mais son film, le plus connu et le plus important pour l’Histoire et la culture grecque reste Zorba le Grec, film qui lui vaudra trois oscars et une haute reconnaissance internationale.

Michael Cacoyannis de son vrai nom Mikhális Kakoyánnis est né à Limassol à Chypre en 1922. Il étudie d’abord le droit à Londres mais emporté par sa passion du théâtre, il entre à l’école d’art dramatique du Old Vic où il devient metteur en scène et acteur. Réquisitionné pendant la guerre par la BBC pour tourner des reportages pour le service d’outre-mer, Michael Cacoyannis se lance alors dans le cinéma en 1954 avec Le Réveil du dimanche.

Mais le film Zorba Le Grec, adapté de la nouvelle grecque, Alexis Zorba de  Nikos Kazantzakis lui apporte un succès inespéré et internationale.  Ce film qui raconte l’histoire d’un jeune écrivain britannique retourné en Crète pour prendre possesion d’un héritage paternel et qui se retrouve nez à nez avec un Grec exubérant, Zorba, est nommé aux Oscars du Meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure adaptation en 1964. Ce film sans prétention qui se plaît à filmer les moeurs et les traditions folkloriques de la Grèce est porté par un réaliste d’une rare beauté et par la magnifique interprétation d’Antony Quinn. Il touche un large public international et permet alors grâce notamment à l’excellente musique du film restée célèbre, composé par le grand Mikis Theodorakis de populariser dans le monde entier le folklore grec. A travers cette musique, et l’histoire du film tiré d’un classique de littérature grecque, Michael Cacoyannis porte l’engagement politique et le désir de liberté et d’avenir de la Grèce en 1964, précédent malheureusement de trois ans, le coup d’état des colonels le 21 avril 1967 qui obligea Mikis Theodorakis à quitter la Grèce.

Zorba le grec est donc un tournant artistique et politique pour Michael Cacoyanis. Toute le long de sa carrière, il recevra cinq nominations aux oscars de la part de l’académie hollywoodienne, un record pour un artiste grec ! Ses films Electre et Iphigénie ont tous deux été nommés à l’Oscar du meilleur film étranger.

Il fut aussi sélectionné à sept reprises en compétition à Cannes et remporta un prix spécial pour Electre.

Son dernier film, La Cerisaie, était porté par Charlotte Rampling et date de 1999. L’année dernière il créait à Athènes une fondation dédiée au théâtre et au cinéma. Un bien triste nouvelle donc pour le cinéma et la Grèce.

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Coline Crance

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