Cinema

« Looking at Britain » : le cinéma documentaire britannique en six leçons

« Looking at Britain » : le cinéma documentaire britannique en six leçons

25 mai 2012 | PAR Ariane Kupferman Sutthavong

Six séances de projections accompagneront l’exposition Chris Killip : « What Happened » du BAL. Ce sont six programmations, six leçons sur le cinéma documentaire et expérimental britannique qui seront données les samedis matins à onze heures au Cinéma des Cinéastes. Des années trente à l’ère punk, Le BAL-lab vous offre une analyse fine et transversale de la société britannique ainsi que du genre qui la porte à l’écran.

Demain matin (26 mai) : rendez-vous à onze heures au Cinéma des Cinéastes pour une séance consacrée à l’Ecole de Grierson, avec les projections, entre autres, des courts-métrages Coal Face (1935), d’Alberto Cavalcanti et de London Can Take It ! (1940) d’Humphrey Jennings. Qu’ils soient informatifs ou idéologiques, ces films témoignent de l’inventivité et de l’innovation dont savent faire preuve les réalisateurs lorsqu’ils se heurtent à un cadre contraignant.

En réponse aux grands changements sociaux que connaît le Royaume-Uni à la sortie de la guerre, se forme un groupe de jeunes cinéphiles venus souffler un vent libertaire sur le cinéma british. Proche de la Nouvelle Vague, le « Free Cinema » de Lindsay Anderson, Gavin Lambert ou encore Tony Richardson, sera présenté le samedi 2 juin avec des films comme Momma Don’t Allow (1955) de Richardson et Karel Reisz.

La troisième séance, intitulée « The Art of War » et prévue pour le 9 juin, portera sur deux films très critiques. Vingt ans, ainsi qu’une différence sociale et politique, les séparent mais The War Game (1965) de Peter Watkins et Handsworth Songs (1986) de Jon Akomfrah se ressemblent dans leur militantisme et leur expérimentation de la forme documentaire.

Documentaire et introspection : oui, la combinaison des deux existe ! Dans Behindert (1974), Stephen Dwoskin, pilier du cinéma underground, met en scène sa sexualité et son corps handicapé, aboutissant à une réalisation à la fois intimiste et d’avant-garde. Le film sera projeté le 16 juin 2012.

« God save the Queen » ! Non, la séance du 23 juin ne sera pas consacrée au jubilé de la reine Elizabeth mais bien à une chronique du mouvement punk. The Filth and the Fury (2000) de Julian Temple, revient sur les Sex Pistols et la débâcle qu’a connu le groupe. Les images d’archives ainsi que le travail de Julian Temple offrent un résultat touchant et drolatique.

Enfin, pour clore ce beau cycle, le 30 juin, Le BAL-lab consacre sa dernière programmation à la représentation de la classe ouvrière dans une Grande-Bretagne post-industrielle. Le collectif « Amber » retrace les changements subis par les régions du Nord de l’Angleterre. Le quotidien des hommes et des femmes est dépeint avec grâce et réalisme, notamment dans Ship Hotel -Tyne Main (1967) de Philip Trevelyan, sensible et émouvant. Ce dernier a, par ailleurs, très largement inspiré le travail du photographe Chris Killip. La boucle est bouclée !

Cinéphiles de tous bords, vous saurez désormais quoi faire de vos samedis matins : la programmation riche et variée du cycle « Looking At Britain » a de quoi vous tirer hors de votre lit…

Tarifs : Séance : 6€ / Séance + Expo au BAL : 9€ / Pass cycle complet : 30€. Billets en vente au BAL et au Cinéma des Cinéastes.

Visuel : (c) Amber Films, Byker.

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Ariane Kupferman Sutthavong

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