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[Live Report] Arras Film Festival 2015 : Jour 2

[Live Report] Arras Film Festival 2015 : Jour 2

22 novembre 2015 | PAR Hugo Saadi

 Du 6 au 15 novembre se tenait le Arras Film Festival. Le jeudi 12, la compétition officielle débutait. Suite aux attentats du vendredi 13 au soir, l’organisation en accord avec les autorités ont maintenu le festival jusqu’à sa clôture, dimanche soir. Toute La Culture était présent à partir de ce vendredi. Retour sur les différents jours de compétition, où régnait une ambiance lourde et une émotion intense, mais où les films étaient devenus un lieu d’évasion de l’esprit. Samedi 14 novembre.

La journée commence avec une séance spéciale piochée dans l’une des sélections riches et variées du Festival d’Arras : Braquages en tous genres. C’est donc un film de gangsters qui nous réveille avec le long métrage de John Huston : Quand la ville dort. Ce film noir de 1950 fait la part belle aux comédiens à l’instar de Sterling Hayden, Louis Calhern ou encore Jean Hagen et la belle Marilyn Monroe. Avec Quand la ville dort, Huston confirme son talent de metteur en scène et de directeurs d’acteurs, après Le Faucon Maltais (1941) et Le Trésor de la Sierra Madre (1948).

thirst_01Place ensuite à la compétition officielle en nous dirigeant vers la Bulgarie avec Thirst de Svetla Tsotsorkova. Dans un paysage aride rappelant le genre du Western, la bulgare se focalise sur un couple et leur fils habitant dans une maison isolée en haut d’une colline. Avec comme activité première le nettoyage des linges des hôtels avoisinants, l’eau est une denrée nécessaire à la survie de la famille. Or celle-ci se fait de plus en plus rare en été. Ils font appel à un sourcier et sa jeune fille qui se met à construire un puits … Les deux familles se retrouvent alors à cohabiter pendant plusieurs semaines, dynamitant un quotidien d’ordinaire bien tranquille. Le postulat de départ ne semble pas très passionnant, le résultat ne l’est pas non plus. Ce qu’il faudra retenir de Thirst, ce sont la symbolique final, les rapports entre adultes et les actions de chacun qui à l’arrivée sont liées. Le film a tout de même reçu l’Atlas d’argent (prix de la mise en scène).

the-cupableNouveau sujet de société, celui-ci est plus intense et plus tabou également. The Culpable, de l’allemand Gerd Schneider propose une vision intéressante sur la pédophilie au sein de l’Église catholique. Le réalisateur réussi à traiter d’un sujet délicat sans tomber dans le grotesque et les clichés. Un aumônier de prison découvre que l’un de ses amis prêtre a proféré des abus sexuels sur mineurs. Son amitié et ses convictions se chamboulent dans sa conscience le livrant à de cruels dilemme. Maitrisé de bout en bout, le drame tient en éveil. Il a également tapé dans l’œil des jeunes puisqu’il est auréolé du prix Regards jeunes région Nord-pas de Calais.

home-care_05Enfin, on termine la journée avec certainement le coup de cœur de ces quelques jours à Arras : Home Care de Slavek Horak. Tirant de sa propre histoire, le tchèque nous immerge aux côtés de Vlasta, une infirmière à domicile qui se donne à 100% dans son travail. Un accident va bouleverser sa vie la mettant face à ses réalités : profiter du temps qu’il lui reste pour s’occuper d’elle et s’entourer de ses proches. Home Care mêle l’humour à la maladie avec délicatesse. Une histoire émouvante avec des petites piqures de fantastique savamment dosées. Le film a reçu la mention spéciale du Jury.

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Hugo Saadi

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