Cinema

Le prix Delluc pour Le Havre et Donoma

Le prix Delluc pour Le Havre et Donoma

21 décembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Depuis 1937, le prix Louis Delluc, du nom du célèbre cinéaste, récompense chaque année le meilleur film français, cette année sous la présidence de Gilles Jacob.

Le prix du meilleur long métrage a été attribué au Havre, une co-production franco-finlandaise réalisée par Aki Kaurismäki raconte la vie de Marcel Marx, bientôt soixante ans, cireur de chaussures au Havre. Il vit pauvrement mais dignement avec son épouse, qui lui cache une inquiétante maladie. Sur le port, Marcel rencontre par hasard un enfant, survivant clandestin d’un container arrivé d’Afrique.

Le prix du premier film a été octroyé à Donoma. Film événement réalisé avec 150 euros de budget. Un film multiforme et libre, qui présente l’histoire de trois couples : une prof et son élève, une agnostique et un messie, une photographe et son bel inconnu… On pense à John Cassavetes, en rupture avec l’industrie hollywoodienne, qui révéla Gena Rowlands dans des films comme Une femme sous influence (1974) ou Gloria (1980). Comme lui, Djinn Carrénard laisse libre place à l’improvisation et au flou qui rend ce long métrage saisissant de fraîcheur. (Voir notre critique)

Neuf longs métrages étaient cette année en lice pour obtenir le titre de meilleur film : (L’Apollonide (Souvenirs de maison close) de Bertrand Bonello , The Artist de Michel Hazanavicius, Pater d’Alain Cavalier, Le Havre du Finlandais Aki Kaurismäki L’Exercice de l’Etat de Pierre Schoeller, Hors Satan de Bruno Dumont, Les Neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian), La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli – critique, Tomboy de Céline Sciamma.
Pour le Louis-Delluc du premier film, cinq titres ont été sélectionnés : Donoma [bande-annonce] de Djinn Carrenard 17 filles des sœurs Muriel et Delphine Coulin , Jimmy Rivière de Teddy Lussi-Modeste, Mafrouza (5 films) de Emmanuelle Demoris et Nous, Princesse de Clèves de Régis Sauder.

Aki Kaurismäki succède ainsi à Jean Renoir, Jeff Musso, Marcel Carné ou plus recemment Raoul Ruiz.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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