Cinema

Le mois de décembre du Forum des Images

29 novembre 2011 | PAR Coline Crance

Nouveau mois pour le Forum des Images et comme d’habitude des grandes découvertes et de jolis moments de cinéphilie. A retenir, l’ouverture du cycle cinéma qui est comme chaque année consacré à une ville, « London Calling » et l’ouverture du carrefour de l’animation et le master class de Mike Leigh.

London Calling » à partir du 7 décembre 2011 :

A partir du 7 décembre en effet, le cycle « London Calling » propose un portrait de Londres à travers le cinéma britannique, des années 20 à nos jours.  Plus de 100 films sont proposés jusqu’au 29 février pour éclairer les facettes d’une ville éclectique et cosmopolite, à la fois centre de la finance internationale, rendez-vous  incontournable des arts et terre d’immigration. Londres attire les créateurs et particulièrement les cinéastes. Elle est source de nombreuses fictions qui s’attachent à sa dimension touristique et ses symboles, ou qui nourrissent l’imaginaire d’une ville peuplée de malfrats, de tueurs en séries, de marginaux, inspirés de la littérature et des faits divers. Le programme propose un focus particulier sur la veine des films de polar qui ont Londres pour décor, des années 50 à nos jours. Les films de Robert Hamer, de Bob Clark, de Sidney J. Furie, d’Hitchcock, de Basil Dearden sont au programme.
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Les réalisateurs ont aussi filmé un « Londres quotidien », mettant en scène la vie des classes moyennes ou défavorisées. Mike Leigh, que le Forum des images accueille du 9 au 11 décembre pour une master class et une rétrospective sélective de ses films, réalise depuis quarante ans un portrait souvent grinçant mais toujours juste d’une ville et de ses habitants.
Londres est aussi représentée pour son cosmopolitisme et son statut de ville monde, attirant les candidats à l’immigration tout en incarnant, avec la City, le capitalisme mondial. En janvier, le réalisateur Isaac Julien est l’invité du Forum des images et vient présenter ses films Derek, Territories et Young Soul Rebels.
Inspirant les créateurs de tous domaines, Londres est une scène musicale de référence depuis les années soixante jusqu’à aujourd’hui. Le programme offre l’occasion de voir et revoir de grands concerts filmés, des documentaires ou des fictions sur des figures musicales mondialement connues  : les Beatles, les Stones, les Clash, Led Zeppelin, David Bowie, Blur, The Libertines et bien d’autres. Julien Temple vient présenter L’Obscénité et la fureur, documentaire incontournable sur les Sex Pistols.

Le Carrefour de l’animation du 1er au 4 décembre :

Organisée par le Forum des images, la 9e édition du Carrefour de l’animation offre pendant quatre jours un tour d’horizon national et international de l’actualité du cinéma d’animation et du jeu vidéo.
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Le carrefour propose des longs métrages en avant-première (A Letter to Momo de Hiroyuki Okiura, Tatsumi de Eric Khoo, Crulic d’Anca Damian, Good Bye Mr Christie et Dead but Not Buried de Phil Mulloy entre autres), des cartes blanches (à l’illustre studio polonais Se-ma-for, à l’Association Tunisienne du Cinéma d’Animation), des invitations aux écoles françaises d’animation, des séances de courts métrages inédits, des rencontres avec des artistes renommés (les cinéastes Marek Skrobecki, Zouhaier Majhoub, le créateur de jeu vidéo Philippe Ulrich), des démonstrations (prototypes de jeux vidéos) et  des tables rondes (le rôle de l’animation comme moyen de communication dans le cadre du Printemps arabe),. Ces rencontres sont autant de propositions pour faire découvrir la crème des jeunes talents français et rendre hommage à deux pays, cette année : la Pologne et la Tunisie.
Au gré de ces multiples rendez-vous, grand public, professionnels et étudiants des écoles participantes sont invités à croiser leur regard sur les images d’hier et d’aujourd’hui.
Le Carrefour de l’animation offre l’occasion de mesurer la vitalité du secteur de l’image animée et s’ouvre par le magnifique et déjà très remarqué au festival de Locarno, Crulic d’Anca Damian.

Le 11 décembre , master class de Mike Leigh à 16h30, animé par Pascal Mérigeau :

Comment fait-il pour que ses films ne ressemblent jamais à ceux d’aucun autre cinéaste ? Pour que chaque scène qu’il crée paraisse un moment de vie ? Mike Leigh tient à ce qu’il appelle ses “secrets de fabrication”. Il lui arrive pourtant de soulever un coin du voile de mystère dont il recouvre ses projets, ses tournages, ses manières de faire. Celles-ci ne ressemblent à aucune autre : douze semaines de
tournage pour Another Year (2010), précédées de quatre mois de répétitions avec les acteurs. Pour Vera Drake, portrait d’une avorteuse dans le Londres des années 50, les répétitions ont même duré six mois, à raison de dix heures par jour. À ses interprètes, dont la plupart forment autour de lui comme une famille, il demande alors d’improviser à partir d’un embryon de scène, c’est ainsi et c’est là que le film s’écrit, dont pas une ligne ensuite ne sera modifiée Et puisqu’alors tout ce qui est filmé est vrai, son propre regard devient celui d’un documentariste, qu’il capte la vie mouvementée d’un restaurant de cuisine prétendument française à l’enseigne du “Regret Rien” (Life is Sweet, 1991), les errements et la violence d’un laissé-pour-compte (Naked, Prix de la mise en scène à Cannes en 1993), la rencontre d’une mère et de la fille qu’elle n’a jamais connue et dont elle n’avait jamais imaginé qu’elle pût être noire (Secrets et Mensonges, Palme d’or 1996), les relations de Gilbert et Sullivan, auteurs d’opérettes à succès dans l’Angleterre victorienne (Topsy-Turvy, au-delà des apparences un de ses films les plus personnels), ou les quatre saisons d’un couple de sexagénaires paisibles confrontés au mal-être de leurs amis (Another Year)

etc…

Infos pratiques

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Coline Crance

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