Cinema

Le manteau : ce chef d’oeuvre du cinéma italien d’après-guerre enfin réédité!

Le manteau : ce chef d’oeuvre du cinéma italien d’après-guerre enfin réédité!

12 novembre 2010 | PAR Geraldine Pioud

« Le manteau » représente une phase de transition entre le néo-réalisme et le réalisme fantastique. Il est de nouveau en salles depuis ce mercredi 10 novembre en copies neuves.

Le manteau est inspiré du roman éponyme écrit par Nikolaï Gogol, publié en 1834. Le film a été nommé au Festival de Cannes de 1952 dans la catégorie du Meilleur film… mais fût (injustement) devancé par Deux sous d’espoir (Due soldi di speranza) de Renato Castellani et Othello de Orson Welles pour un Grand Prix ex-aequo, et par Nous sommes tous des assassins de André Cayatte pour le Prix Spécial du Jury.

Plus de 55 ans après sa sortie, Le manteau reste une oeuvre majeure dans la production cinématographique italienne d’après-guerre. Majeure et unique, car le film aborde des thématiques humaines complexes et douloureuses : l’être soi, au milieu des autres, alors que tout n’est que superficialité (déjà à l’époque). Carmi, personnage littéraire, ne cesse d’échapper à nos yeux de spectateur. Et pourtant son souvenir demeure, encore et toujours, aussi présent et vivant que nos propres expériences. C’est cela, entre autre, qui fait du film Le Manteau un chef d’oeuvre intemporel.

Synopsis : « À la mairie d’une petite ville de province, le plus humble employé est Carmi, que tous ses collègues humilient parce qu’il est pauvre et possède un manteau troué. Ayant surpris par hasard l’accord financier de certains entrepreneurs avec le secrétaire de mairie, ce dernier, croyant Carmi capable de le dénoncer au maire, lui fait donner une prime. Carmi, fou de joie, commande un manteau neuf, garni de fourrure… »

Le manteau (Il capotto), d’ Alberto Lattuada, avec Renato Rascel, Yvonne Sanson, Giulio Stival, Ettore Mattia
Italie. 1h30. Comédie Dramatique
Sortie le 17 mars 1954
Reprise depuis le 10 novembre 2010

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